‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 32 sur 196 · Aujourd'hui M** Coleman · texte numérisé non relu

Aujourd'hui M** Coleman

au début de sa carrière littéraire, elle excella plutôt à peindre les sentiments passionnés et tumultueux, que les images douces et riantes.

. . . J'aime beaucoup cette villa et ses environs. . • , pas autant cependant que la Jonchère ^, et (ceci va vous étonner beaucoup] je n'aime pas cette Méditerranée bleue, calme, sans marée. Non, je ne l'aime pas à moitié autant que nos mers du Nord, agitées et turbulentes. Je me lasse même un peu de ces contours si nettement dessinés sur le ciel pur et de l'éclat constant de ce soleil du Midi. Et cependant tout cela est ravissant, on ne peut le nier.

Leur séjour en Italie ne se prolongea pas beaucoup plus et ils la quittèrent cette fois sans regret. Lady Georgiana avait hâte de revenir à Paris retrouver son enfant et sa mère. De plus, en ce moment, un nouveau règne s'ouvrait en Angleterre et rintérét de tous était puissamment stimulé par ce qui se passait de l'autre côté du détroit.

Quoique les circonstances de Pavènement au trône de la Reine Victoria aient été bien souvent racontées, on lira avec intérêt, sous la plume de Lady Georgiana, quelques détails inédits de plus sur les débuts de ce règne glorieux et prospère.

A M*'® EWARD

. . . Nous voici en profond deuil pour notre Roi, et sa mort oblige mon père à aller faire sa cour à la jeune Reine, On ne peut rien concevoir de mieux que la conduite de la

1. Lord Granville avait, à la Jonchère, près Paris, une maison de campagne souvent habitée par sa fille.

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