‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 63 sur 196 · DIGRESSION. JAMES HOPE · texte numérisé non relu

DIGRESSION. JAMES HOPE

envoyé et plus encore des quelques mots et de la date que vous avez inscrits sur la première page. Cette date écrite par vous-même demeurera entre nous le gage et la preuve que ces paroles d'affection me furent adressées par vous après le grand changement survenu dans ma vie. Regretter aucun sacrifice que peut me coûter ce changement, ce serait en méconnaître la béatitude suprême I... Mais, autant qu'un regret quelconque est compatible avec la plus intime recon* naissance, ce regret, je l'éprouve de tout ce qui me sépare de vous, de vous avec qui j'ai parcouru une si grande partie de la route qui m'a conduite à la paix, de vous, qui, ex voto du moins, appartenez à cette Église catholique, qui pour moi est devenue une réalité vivante et n^admettant plus aucun doute... de vous enfin qui, beaucoup plus que moi, étiez digne d'être conduit par la main miséricordieuse et toute-puissante de Dieu !...

Mais, je le répète, c'est une consolation pour moi de lire écrit de votre main que le 17 juin 1851, non seulement votre ancienne amitié pour moi ne s'était pas affaiblie, mais que vous ne craigniez pas de me le dire. — Pour le moment je ne demande rien de plus. — Il vous serait pénible et peut-être serait-il impossible (hormis à une condition, que je prie Dieu chaque jour de réaliser) que notre intimité passée pût subsister. Mais, quoi qu'il arrive, je ne désespère pas de la renouveler un jour.

Rappelez-moi au souvenir de M"* Gladstone, Et croyez-moi toujours, affectueusement à vous.

JaiubsR. HoPE^

Souvenons-nous, encore une fois, que ceux qui avaient atteint cette paix surabondante, et, ainsi que l'exprime M. Hope, cette béatitude suprême I! c'étaient deux hommes qui, humainement parlant,

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