DU DUC DB BEDFORD À M. CHARLES GREVILLE
(Contenue dans la dernière).
Depuis que je suis ici, j*ai eu un plaisir qui m'était
interdit à Londres : celui d'avoir le temps de lire, et le premier livre que j'ai ouvert a été Grantley Manor;^e ne puis résister au désir de vous dire le plaisir qu'il m'a fait. J'ai découvert avec joie que l'admiration sans bornes que m'ont toujours inspirée les sentiments et un style de cet ordre, n'a point diminué en moi, et que je préfère à tout le talent employé à faire aimer le bien... L'occupation d'une femme qui fait un semblable usage de son esprit n'a d'égal, à mes yeux, que celle d'un homme public qui sert bien et honnêtement son pays.
La lettre suivante est de M. Henry Greville, frère cadet de Charles Greville, et, comme lui, auteur de mémoires qui, bien que moins importants au point de vue politique, que ceux de son frère, ont trouvé en Angleterre et en France de nombreux lecteurs ^ Henry Greville, par son esprit, par son cœur, par l'agrément de ses manières et de sa conversation, avait dans la société de Londres une situation exceptionnelle.