‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 91 sur 196 · LADY GE0R6IANA ET W^ JARICOT · texte numérisé non relu

LADY GE0R6IANA ET W^ JARICOT

de moi-même ; je les ai repoussées cependant comme elles méritaient de Fêtre. . .

... J*ai commencé à discuter pour prouver que j'avais raison et que les autres avaient tort, mais je me suis arrêtée à temps.

J'ai beaucoup irrité *** en parlant de M..., me figurant que je faisais très bien de donner en ce cas mon avis. En y réfléchissant, je n'en ai plus été aussi sûre. ..

J'ai parlé avec satisfaction d*une de mes compositions, et après cela j'ai ajouté a que je n'avais pas l'habitude de me vanter ».

. . Je me suis beaucoup trop animée, hier au soir, dans la conversation... Mon esprit est demeuré dissipé, et ce matin j'ai eu la plus grande peine à me recueillir... Plus tard, je me suis mise à considérer comment je pourrais, sans enfreindre mes résolutions, diminuer un peu les légers actes de renoncement que je m'impose. . .

... Je n'ai élevé aujourd'hui mon cœur à Dieu qu'à l'heure de mes prières. J'ai trop encouragé quelqu'un à me dire du mal d'une autre personne.

J'ai dit trop de mal des membres du gouvernement. J'ai fait envisager les actes du ministère sous le plus mauvais jour possible.

Ce dernier scrupule de conscience ne réveillera probablement pas dans le cœur de mes lecteurs français une aussi grande componction que dans celui de Lady Georgiana. Mais, sauf sur ce point, il est certains d'entre eux qui, en lisant Texamen qui précède, éprouveront un peu de la confusion avec laquelle il vient d'être transcrit.

Ce fut vers cette même époque que Thumble et

îlliistre fondatrice de l'œuvre de la Propagation de la foi, Patilme-Marie Jaricot, envoya en Angleterre une de ses coadjutrices pour y obtenir le concours des catholiques à une cra^re nouvelle suscitée par son zèle, dans Pintérét matéitftL et moral des ouvriers. M. FuUerton et Lady GeorgUna s'intéressèrent également au but de cette missi<m^ et plus encore à la grande œuvre dont elle n'était que le corollaire. M. FuUerton accepta dès lors et exerça toujours depuis en Angleterre les fonctions de secrétaire de la Propagation de la foi, tandis que Lady Georgiana se hâtait de répondre à l'appel que lui avait adressé Pamie de M"" Jaricot, par une lettre citée par celle-ci dans un ouvrage publié peu de temps après. Après avoir parlé de sa rencontre avec Lady Georgiana au couvent de la Merci, à Londres, où elle avait déjà reçu d'elle une aumône assez considérable, elle poursuit : « Quelques jours après, et au moment où j'étais dans un extrême embarras pour envoyer à ma sainte amie une somme dont elle avait un pressant besoin, vers dix heures du soir, on me remit une lettre très lourde dans laquelle je lus ce qui suit:

Mademoiselle, C'est avec un bien grand intérêt que j'ai lu la notice de Notre-Dame des Anges. Je ne puis vous dire combien j'admire le zèle qui tend à de tels résultats ! C'est dans ces sortes de circonstances qu'on voudrait être riche, malheureusement je ne le suis pas. C'est cependant avec beaucoup

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