‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 92 sur 196 · CHARLES GREVILLE «SUR L'IRLANDE · texte numérisé non relu

CHARLES GREVILLE «SUR L'IRLANDE

de plaisir que je dépose encore quelques pièces d'or dans le 8aç de Marie, Je voudrais pouvoir y ajouter une offrande plus considérable. Il y a tant de bonheur à soutenir de si belles entreprises, pour la gloire de Dieu d'abord, et aussi pour la consolation d'une femme si vénérée et si chérie.

J'admire la pensée qnî a inspire à la sainte fiandatrice de la Propagation de la foi le dessein de régénérer les classes ouvrières. Aussi je voudrais pouvoir soutenir cette œuvre non comme je le pvdsy mais comme il lé faudrait pour qu'elle réusstt. Je vous envoie quelque chose de la part de mon mari, et si plus tard je puis vous offrir davantage, Mademoiselle, je le ferai avec bonheur.

Veuillez agréer l'expression de mes sentiments distingués.

GSORGIANA FULLERTON*.

Nous aurions dû parler plus tôt d'un volume que Charles Greville fit paraître, en 1845, sur l'Irlande, intitulé : Past and présent policy of England towards Ireland (Politique passée et présente de l'Angleterre envers l'Irlande).

Parmi tant d'écrits qui ont occupé et stimulé l'opinion sur ce sujet, et lui ont donné le premier rang dans les préoccupations publiques, celui de Charles Greville ne fut ni le moins utile, ni le moins remarquable. Avant qu'il fût publié, il en envoya une épreuve à Lady Georgiana, en l'accompagnant d'une lettre où se retrouvent la simplicité et l'honnêteté de son caractère :

1. Souvenirs d'une amie sur la vie, les œuvres et les épreuves de Pauline-Maria Jaricot, p. 228-229. Cette lettre de Lady Georgiana est écrite, bien entendu, en français.

â88 CHAPITRE XI —(1848-1852)

Je VOUS envoie la chose telle qu'elle est. Vous savez que mes prétentions sont fort modestes, et que c'est plutôt un recueil d'extraits d'autres ouvrages qu'une composition de ma façon. Mon but est de plaider une cause et d'appeler des témoins à mon appui. J'ai corrigé les erreurs déri" cales que j'avais commises, mais il faudrait beaucoup d'autres corrections encore. La courte Introduction historique est incomplète. Je compte suivre quelques-uns des conseils que m'a donnés Clarendon, mais je doute de jamais parvenir à me satisfaire moi-même. Je vous supplie de me dire (et je suis sûr que vous serez aussi sincère avec moi que je l'ai été avec vous) tout ce qui vous semblera mauvais ou défectueux, et si véritablement j'ai atteint ou non le but que j'avais en vue. J'ai renvoyé VEdinburgh Review * à Brougham. En somme, cet article est flatteur, malgré les critiques dont il est mélangé. Dans quelques-unes, il se trompe tout à fait, et je le lui dirai quand je le verrai.

Affectueusement à vous,

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