‹ L’agriculture algérienneChapitre 8 sur 15 · CULTURE INDIGÈNE CULTURE EUROPÉENNE · texte numérisé non relu

CULTURE INDIGÈNE CULTURE EUROPÉENNE

Années

Superficie

Quint, inétr.

Superficie

Quint, niétr.

Hectares

Hectares

Totaux.. .

Moyenne décennale..

Rendt moyen à 1

l'hect. 8

La production des céréales est sujette à de grandes variations suivant que les années sont plus ou moins pluvieuses et par suite plus ou moins favorables à la culture. En 1864, le rendement fut de 18.218.680 hectolitres, rendement qui tomba par l’effet de deux années de sécheresse à 4.851.491 en 1867. Après les bonnes

années de 1855 et de 1876 qui donnèrent respectivement 18 et 19 millions de quintaux métriques, on n’obtenait plus en 1877 que 9.697.015 quintaux. Dans la dernière décade (1890-1899) les surfaces ensemencées ont été en moyenne de 2.788.700 hectares don-

liant 15.721.000 quintaux de grains.

Non-seulement l’Algérie produit suffisamment de grains pour nourrir sa (population qui s’élève presque à 4 millions et demi d’habitants), entretenir son bétail, et pourvoir aux ensemencements, mais ses exportations de grains l’emportent sur ses importations de grains et de farines.

Tandis que les importations de céréales, sous forme de grains et de farines, ont \arié dans la période quinquennale de 1892 à 1896 entre 117.000 et 630.000 ({uintaux, les exportations ont, pendant la même période oscillé entre 1.129.000 quintaux et près de 3 millions : on remarquera, en passant, que cette exportation n’est pas inférieure à celle de l’Afrique Carthaginoise (Zeugitane et Byzacène), l’ancien grenier de Rome, qui fournissait les deux tiers de l’annone. Celle-ci provenait des dîmes perçues sur les cultivateurs des provinces frumentaires (La Sicile, la Sardaigne et l’Afrique Carthaginoise) et s’élevait pour l’ensemble à 27.373.000 soit 2.396.000

hectolitres.

Le pays correspondant à la Tunisie actuelle n’exportait guère alors annuellement plus de 1 million 1/2 d’hectolitres de grains. On peut déduire par là que l’Algérie n'a pas une puissance productive inférieure à celle de l’ancien grenier de Rome, appellation dans laquelle on a voulu voir une preuve de la supériorité des rendements de l’ancienne Afrique.

Il est probable qu'alors comme maintenant, c'était grâce à rétend ne des superficies ensemencées et non à rimportance du rendement à Tbectare (|ue l’Atricjue du Nord était susceptible d'entretenir un certain mouvement d'exportation.

Fèves

Après le blé et l’orge, c’est la fève qui, parmi les farineux alimentaires, est la plus cultivée par l'indigène. Sa récolte hâtive permet, en effet, d'attendre la mâturité des céréales : la fève est consommée en gousse verte ou en graine sèche.

La culture et la production se répartissent ainsi qu'il suit :

CULTURE INDIGENE

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