‹ LagynosChapitre 22 sur 39 · N°1, 67, 70, 92, etc · texte numérisé non relu

N°1, 67, 70, 92, etc

3, Cf. Th. Reinach, dans le Dict. d. Antiquités, de Saglio-Pottier, s. v. Lyra, p. 1449; pour l’épigonon, cf. Poll., IV, 59; la magadis, Athen., 636, f; Poll. IV, 61; la pectis, Athen., 635, f; Pind., Fr., 125 (Athen., 635, d); Plat., Resp., LIL, p. 399 c.

certains cas, il est quadrillé jusqu’à moitié de sa hauteur, souvent même sur toute sa surface. Il est possible qu'on ait voulu représenter une sorte de filet, de sac portatif. Les peintures à figures rouges nous montrent fréquemment de pareils objets, pendus derrière les convives, aux murs de la salle du festin. Il s'agirait ici d’un filet d’un genre spécial, tendu sur une armature rigide.

En fait de vases, nos peintres choisissent de préférence la grande amphore à pied conique où le vin était conservé dans les celliers, et le lagynos lui-même. Un seul exemple d’une coupe, un autre d’un canthare se voient à Délos, sur un spécimen de technique insolite?.

À ces diverses représentations se mêlent des motifs marins. Ce sont surtout des dauphins plongeant, parfois très stylisés et à peine reconnaissables. Une fois aussi apparaît le trident. Il n’y a nulle anomalie à voir le dauphin rapproché des attributs bachiques. Cet animal, bienveillant pour l’homme, symbole de la mer calme et de la bonne traversée, de bonne heure avait été associé au culte de Dionysos. De là vint que plus tard on fit intervenir des dauphins dans le mythe récent de la métamorphose des pirates5. Sans être, à proprement parler, une divinité marine, Dionysos présidait pour une part aux travaux de la mer“. Le printemps, dont on célébrait le retour par la fête des Anthestéries, ne marquait pas seulement, pour les Grecs, le réveil de la nature, mais la fin du mauvais temps qui éloignait de la mer les matelots. C’est ce qu’on voulait signifier en promenant un navire sur un char dans la procession de

. Cf. Catal. of vases of the Brit. Mus., LV, pl. X, la bourse ronde, à cordons, Re tient une femme à sançhe; ibid., pl. V, fe. 156, le sac que tient un éphèbe nu à droite. #-

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