‹ LagynosChapitre 23 sur 39 · Cf. Voigt, dans Roscher, Lex., s. v. Dionysos, p · texte numérisé non relu

Cf. Voigt, dans Roscher, Lex., s. v. Dionysos, p

h. C£. là-dessus en dernier lieu, Nilsson, Archiv f. Religionwissenschaft, 1908, p. 399 et suiv.

Dionysos. Certaines peintures de vases à figures noires, où le dieu est représenté naviguant sur un vaisseau dont le mât se couvre de pampres, conservent le souvenir de cet usage, commun à plusieurs cités grecques:. Le mythe vint plus tard commenter et expliquer ce rite du culte primitif. On voulut que la trière roulante des Anthestéries, le currus navalis, rappelât le vaisseau sacré sur lequel Dionysos avait fait route depuis des mers lointaines pour apporter aux Grecs le trésor de ses dons”. L'art représenta tout un cortège triomphal du dieu voguant sur les flots. Le thiase bachique se mêla à la troupe des divinités marines. Dans les reliefs hellénistiques, les Tritons furent chevauchés par des Silènes et des Ménades; les dauphins voisinèrent avec les Satyres. Dionysos, en qui se personnifiaient toutes les forces de la nature, hérita des attributs et de l’escorte de Poseidon.

Restent enfin quelques motifs plus rares, mais par l'inspiration analogues aux précédents : la houlette qui n’est peut-être qu'un thyrse sans sa pomme de pin, l'oiseau volant ou posé et lælanterne.

C’est certainement une lanterne qu'a voulu figurer le peintre sur l’un des vases de Délos3. L'objet se compose d’une sorte de cage cubique, ayant quatre petits pieds à sa base, et surmontée d’un couvercle en forme de toit. Le tout est suspendu à des cordons ou des chaïinettes. A l’intérieur se dresse un petit flambeau. C’est une lanterne toute pareille que tient à la main un petit Éros sur un camée de Berlin“. Parmi les lyres, les flûtes, les vases, les accessoires du banquet, la lanterne est bien

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