‹ LagynosChapitre 29 sur 39 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p

3. Pagenstecher, Amer. Journ. of Archaeol., 1909, p. 3gr et suiv.

k. Ibid., p. 415.

Nous savons par ailleurs que le lagynos blanc était encore un objet usuel près de deux cents ans plus tard. À Délos, les débris de cette poterie abondent dans les couches profondes du remblai qui recouvre les maisons hellénistiques. Il apparaît aujourd'hui que la plupart de ces maisons ne remontent guère au delà de l’année 100. La ville que les fouilles mettent à découvert est celle du premier siècle. C’est seulement à cette époque qu’une suite de catastrophes la firent peu à peu déserter, qu'elle fut mise à sac par Ménophane, puis dévastée parles pirates. Les vases que nous trouvons dans les habitations et qui faisaient partie du mobilier ne sauraient être d’une date beaucoup plus haute que celle de ces événements. Ils nous renseignent sur l’état de l’industrie céramique vers le milieu du premier siècle avant J.-C.

Une autre constatation nous conduit à une époque plus récente encore. Le vaisseau submergé d’Anticythère, qui contenait plusieurs lagynoi, paraît avoir fait naufrage peu d'années avant notre ère. Le planétaire du bord, sorte de sextant, dont quelques inscriptions ont pu être déchifirées, n'est pas antérieur à l’an 30 av. J.-C. On lit en effet sur son cadran métallique le nom d’un mois qui ne figure pas avant cette date au calendrier 1.

La forme typique du lagynos, plus ou moins retouchée par des potiers maladroits, se conserva sans doute pendant longtemps encore dans quelques fabriques provinciales. Un vase du Musée de Constantinople, trouvé près de Sivas, la reproduit assez fidèlement, bien qu'avec beaucoup de lourdeur. Il n’est peut-être pas antérieur à l'époque byzantine. Le décor, fait de motifs linéaires peints en rouge et en noir sur un engobe blanc, rappelle surtout les poteries coptes du Musée d'Alexandrie.

1. Communication personnelle de M. G. Karo. La lecture a été faite par le professeur Rehm, de Munich.

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