SCENE II FRÉDÉRIC, GÉRALD
FRÉDÉRIC, paraissant.
GÉRALD
FRÉDÉRIC, avec émotion.
Oui, moi!... Je t'ai cherché partout... et sans un hasard... Enfin, je te trouve !... J'ai su ce qui s était passé. On m a appris qu'un des nôtres avait été frappé hier sur la place par un de ces fanatiques qui organisent contre nous l'insurrection dans toutes les provinces, j'ai deviné Nilakantha... c'est toi qui as été frappé !...
GÉRALD
Ouil
FRÉDÉRIC
Pour la fille du brahmane X
GÉRALD
Oui, c' est elle qui m'a sauvé !
^lle est ici?
GÉRALD
FREDERIC
FRÉDÉRIC, changeant 4e ton.
Ah ! Gérald, D6 te laisse ;,as entraîner par cette passion, il n'en est pas, de ces filles de l'Inde, comme de nos filles d'Angleterre. Quand elles ne font que s'éprendre d'une fantaisie qu'une autre fantaisie remplace, c'est charmant! Mais quand l'amour a pénétré leur cœur, ouvert à toutes les ivresses, cela devient terriblement sérieux. Allons, viens, à l'instant même, il faut partir.
GÉRALD
Sans la revoir ?
Sans la revoir !
GÉRALD
Mais songe donc que je lui dois la vie !...
FRÉDÉRIC, avec forée.
Il ne s'agit plus d'amour, il s'agit d'honneur.
GÉRALD
D'honneur ?
FRÉDÉRIC
Oui, la révolte éclate de tous côtés et notre régiment part dans une heure.
Je le suivrai.
FRÉDÉRIC
Non, non, tu viendras avec moi. Il est une chose, Gérald, qui doit rester au-dessus de toutes les passions, de tous les entraînements, de toutes les douleurs,