‹ LakméChapitre 45 sur 46 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

c'est l'honneur "du soldat ! Je ne veux pas qu'à l'appel de ceux qui marchent à l'ennemi, on demande où est Gérald ? Je neveux pas, à l'heure où le drapeau anglais est menacé, qu'on dise : Gérald n'est pas là !

GÉRALD. arec énergie.

J'y serai

FR É D E R I C , loi prenant la main arec émotion.

Bien, Gérald. (changeant de ton.) Je voulais te parler de miss Ellen que tu oublies un peu. (vivement.) Je ne te condamne pas. On n'est pas maître de ses rêves et depuis deux jours tu vis dans l'ivresse d'un véritable rêve — Mais te voilà réveillé et réveillé à temps. — (Gravement.) Tu m'as dit : J'y serai — Je suis sûr que tu y seras. Je ne t'empêcherai plus de revoir cettejeune fille puisqu'elle t'a sauvé. Tu trouveras facilement un prétexte pour la quitter sans lui laisser deviner que ce sont des adieux, et tu ne faibliras pas. — Tu sais où est le devoir.

GÉRALD

Dans une heure je t'aurai rejoint.

FRÉDÉRIC

Je pars tranquille, (a part, en s'eioignant.) Je l'ai sauvé.

GÉRALD, seul.

Je rougissais de honte en l'écoutant. Qa'-mé pa^ît.) akmé l

Page 1