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SCÈNE VII

GÉRALD, caché, ^is LAKMÉ et MALLIKA.

ENSEMBLE

MALLIKA, LAKMÉ, devant la statue de Ganeça.

0 toi qui nous protèges, Garde-nous des pièges De nos persécuteurs 1

Elles posent des fleurs aux pieds de l'idole. LAKMÉ, à Mallika.

Et maintenant, dans cette eau transparente Qui, sur le sable frais, murmure insouciante, D'un soleil accablant viens braver les ardeurs.

MALLIKA.

Oui, profitons de l'heure propice Où les arbres touffus Répandent sur la rive une ombre protectrice.

Elle disparaît virement derrière les arbres.

LAKMÉ défait le manteau qui l'enveloppe, puis au moment de suivre Mallika, elle s'arrête rêveuse.

Mais je sens en mon cœur des murmures conlus, Les fleurs me paraissent plus belles, Le ciel est plus resplendissant; Les bois ont de> chansons nouvelles,

L'air qui passe est plus caressant ; Je ne sais quel parfum m'enivre Tout palpite et commence à vivre.

Pourquoi dans les grands bois aimé-je à m'égarer

Pour y pleurer ?

Pourquoi suis-je attristée au chant d'une colombe, Par une fleur fanée, une feuille qui tombe? Et cependant ces pleurs ont des charmes pour moi, Je me sens heureuse!... Pourquoi?

Pourquoi chercher un sens au murmure des eaux

Dans les roseaux?

Pourquoi ces voluptés à sentir dans l'espace Comme un souffle divin qui m'embaume et qui passe? Parfois aussi ma bouche a souri malgré moi, Je me sens heureuse!... Pourquoi?

Après avoir vu Gérald et poussant un grand cri. Ah! Mallikal

MALLIKA, accourant.

Lakmé! Quel danger te menace?

Hadji parait.

LAKMÉ, maîtrisant son émotion.

Aucun!... Je me trompais!... Tout m'effraie aujourd'hui ! Mon père ne vient pas. . . et pourtant l'heure passe.. . . Allez tous deux vers lui !

Mallika et Hadji sortent en la regardant avec étonnement.

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