ACTE TROISIEME
vous aime. Je suis sûr qu'en ce moment il ne pen-«e qu'à vous.
ROSE, apercevant un voile laissé par Lakmé.
Ah!
FRÉDÉRIC
Ne perdons pas de temps.
ROSE
Vous devez nous en vouloir.
Pas du tout.
ROSE
Nous vous avons dérangé.
FRÉDÉRIC
J'étudiais les fleurs des Indes.
ROSE, lui montrant le voile.
Celle-ci ?
FRÉDÉRIC, à part.
Hein!... Me voilà compromis. (Haut) Je vais vous expliquer...
ELLEN, vivement et en riant.
Oh! non, n'expliquez rien...
FRÉDÉRICg
Je ti3ns à vous raconter. . .
ROSE, jetant le voile.
Oh! Monsieur, pas de confidences.
FRÉDÉRIC
Mon innocence vous étonnerait, (a Rose.) Voici mon bras, (a Eiien) Voici mon autre bras.
ROSE
Oh! non, j'irai seule.
ELLEN
Moi aussi.
FRÉDÉRIC
Alors je fermerai la marche, (a part.) C'est moi qui suis coupable! Et lui... le voilà sauvé. Il y a un Dieu pour les amoureux!... qui devrait bien penser à moi. (courant à Eiien.) Je vais écarter les branches.
Ils disparaissent, Gérald sort aussitôt du taillis et les suit des yeux, pria d'une émotion violente.
GÉRALD, seul.
Vingt fois "j'ai failli me montrer... Je rougissais d'être caché et la honte me retenait. (Apercevant Lakmé.) Lakmé!