‹ L’Algidité traumatique: Son rôle dans la pathogénie du chocChapitre 19 sur 24 · OP TE · texte numérisé non relu

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ambulances de triage ont reçu les blessés quelques heures après leur blessure. Les pansements sont rouges, les brancards sont imprégnés de sang et d'après Santy (Zyon chirurgical, janv.-févr. 1917) « le plus petit éclat provoque une émission sanguine abondante dans les premières minutes; les gros broiements,les vastes déchirures cutanées et musculaires sont la source d'hémorragies considérables qui inondent le blessé et le brancard.

D'autre part Santy, Roux-Berger, Lacoste insistent sur l'importance de l’hémorragie qu'ils considèrent comme une des principales causes du choc et concluent à l'existence du choc hémorragique.

Lorsque l'hémorragie est suffisante, le tableau clinique de l'état algide est tout entier réalisé : pâleur, refroidissement, non seulement des extrémités, mais généralisé, facies anxieux, pouls petit, rapide, courbe oscillométrique tendue, respiration rapide, agitation.

L'hypertension est plus ou moins accusée : Mn = 5 à 7; Mn = 7 à 9, dans les cas moyens.

Au point de vue clinique l’état hémorragique est un état algide ; au point de vue physiologique c’est tout d’abord un état de surexcitation des centres nerveux moteurs, puis secondairement un état d'auto-intoxication.

L'importance et la rapidité de la réaction vaso motrice angiospasmodique, consécutive à l'hémorragie est bien connue.

C'est une réaction nerveuse de défense qui a pour but essentiel d'adapter le contenant au contenu, afin de permettre la meilleure utilisation de la quantité de sang qui reste en circulation.

Lorsque la saignée ou l'hémorragie ne dépasse pas un certain taux de la masse sanguine, la pression baisse mais revient assez vile à son niveau normal, l'hémorragie est compensée. Pour que la compensation s'effectue il est nécessaire que le système nerveux soit intact. La compensation ne s’effeclue plus chez l’an:mal à moelle sectionnée. Dans ce cas

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