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lésions), la réaction algide post traumatique dont nous avons montré la rèalilé peut lorsqu'elle est intense, et lorsqu'elle dure, suffire à provoquer l’asystolie, avec ou sans hypertension, en d’autres termes, conduire à l’état de choc.
Enfin il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer que le traitement classique du choc est précisément le traitement même de l’état algide ; il a pour but essentiel d'améliorer la circulation périphérique, en même temps que de réchauffer le blessé refroidi.
Lorsque le collapsus algide est établi, la circulation générale est très ralentie ; l’autoinloxication anémique vient alors ajouter ses effels néfastes à l’intoxicalion préalable du sujet, celle même qui souvent a favorisé la genèse du ‘collapsus algide.
H. Delaunay a insisté sur l'importance de celle autointoxicalion anémique ; et c’est également la même que celle du collapsus algide hémorragique; elle sera prochainement étudiée. — Les conclusions qui se dégagent de cette première élude sont les suivantes :
1° L'angiospasme réflexe avant la blessure est fréquent chez les combattants.
2 L'algidité traumatique par voie réflexe suffit à expliquer l'avant choc, le petit choc, le pseudo-choc, le choc a frigore.
3° Chez les tarés (intoxiqués ou cardiaques) à l’algidité traumatique réflexe peut se substiluer le collapsus algide réflexe, qui s’accompagnant d’aulo-intoxication anémique, conduit à la toxémie.
Jusqu'ici dans un but de clarté, nous n'avons pas fait intervenir l'hémorragie, qui est cependant très fréquente dans les traumatismes, et qui, d'autre part est une cause direcle d'algidité, d'artériospasme conpensaleur (Marey).
Les blessés de guerre ont beaucoup saigné. C'est l'impression qui se dégage de Lous ceux qui ont donné les premiers soins dans les postes de secours, de ous ceux qui dans les