‹ LamarckChapitre 9 sur 16 · ANIMAUX INVERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

ANIMAUX INVERTÉBRÉS

Tel est l’état actuel de la distribution générale des animaux, et tel est encore celui des classes qui furent établies parmi eux.

Il s’agirait maintenant d’examiner une question très importante qui paraît n’avoir jamais été appro-

fondie, ni discutée, et dont cependant la solution est nécessaire; la voici:

Toutes les classes qui partagent le règne animal, formant nécessairement une série de masses d’après la composition croissante ou décroissante «le l’organisation, doit-on, dans la disposition de cette série, procéder du plus composé vers le plus simple ou du plus simple au plus composé ?

Nous essayerons de donner la solution de cette question dans le chapitre qui termine cette partie; mais auparavant, il convient d’examiner un fait bien remarquable, très digne de notre attention, et qui peut nous conduire à apercevoir la marche qu’a suivie la nature, en donnant à ses diverses productions l’existence dont elles jouissent. Je veux parler de cette « dégradation » singulière qui se trouve dans l’organisation, si l’on parcourt la série naturelle des animaux, en partant des plus parfaits ou des plus composés, pour se diriger vers les plus simples et les plus imparfaits.

Quoique cette « dégradation » ne soit pas nuancée, et ne puisse l’être, comme je le ferai voir, elle existe dans les masses principales avec une telle évidence, et une constance si soutenue, même dans les variations de sa marche, qu’elle dépend, sans doute, de quelque loi générale qu’il nous importe de découvrir, et, par conséquent, de rechercher.

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