‹ Lamartine (volume 2)Chapitre 1 sur 2 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

entendions crier dans le bassin de Neptune comme les grenouilles qui demandaient un roi. Les nuages que les Jupiters de la droite avaient amoncelés dans deux journées de mai, n'y ont rien pu. De ces conspirations à trois têtes, où l'habileté n'égalait pas l'ambition, est sortie la République. J'ai conservé intactes ces épreuves photographiques que je tirais sous les lustres de la salle de théâtre qui est aujourd'hui le Sénat, et qui n'a pas encore renouvelé suffisamment sa troupe.

Pour toutes les lignes de la grande figure de Lamartine, je les ai conservées avec le respect et l'admiration que l'on doit à ce qui est immortel.

Il m'a semblé pourtant qu'un sourire avait passé sur ces lèvres que j'ai vu s'ouvrir tant de fois dans l'intimité de la conversation, ou dans la magnificence de la tribune.

C'était par une matinée de décembre dernier, le jour où ceux qui sont également de la compagnie de Jésus et de la compagnie de Sainte-Hélène, se sont éloignés des portiques officiels, emportant leurs convoitises aussi éternelles que leurs bévues, et ce jour-là le sourire de Lamartine ressemblait, avec autant de dédain et plus de douceur, à celui de Yollaire.

Yoici donc de nouveau ces pages. Il en tombera

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