‹ LamartineChapitre 16 sur 38 · XXIV \\ AM-I>110P0S · texte numérisé non relu

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thèse d un sicgc entrepris par les armées d une seule puissance. Lamartine, comme tout le monde, n'admettait cette possibilité dune marche sur Paris que dans une guerre de coalition, dans une guerre de l'Europe contre la France. Contre ce danger, la France ne pouvait se défendre que par ses armées, en rase campagne, en devenant toute entière un champ de bataille : Paris fortifié et assiégé ne pou^'ait être que la dernière étape de la défciite. Paris bloqué, cerné, opprimé par les forces extérieures et par les forces perturbatrices qui sont en lui, était, dans la pensée de Lamartine, tatalement condamné à succomber.

" Il s agit, disait-il, d une guerre extrême où les armées se comptent par millions de baïonnettes, eh bieiiî il n v a pas une de

AVANT-l'ROl'OS.

vos pensées, une de vos consciences qui ne dise tout bas avec moi, avant moi, plus que moi peut-être, que dans un pareil cas, si la France, qui aurait armé huit cent mille hommes, avait perdu une, deux,, trois de ces grandes journées qui décident du moral des peuples; que si des armées de ligne étaient vaincues, traversées, démembrées, démoralisées au point de ne plus présenter d'obstacle solide à linvasion du territoire, dans un pareil dénûment de forces vives, dans un pareil abandon de la fortune, si les corps d'armée ennemis de trois et quatre cent mille hommes s'avançaient par des routes diverses sur Paris et venaient se donner le terrible rendez-vous de l'Europe et de la France sous ses murs, Paris ne sauverait pas la France, l^aris ne se sauverait pas kiimême.... Vous dites : la France se lèverait

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