CHAPITRE III
I. — Lamartine avait vingt-six ans quand il rencontra Julie à Aixles-Bains. — 11 rappelait la figure de Raphaël. — Deux vers d'Ovide et un vers d Auguste Barbier lui sont applicables. — Les sites prédestinés. — Une page de Raphaël. — Lamartine et Jean -Jacques Rousseau. — Influence sur lui du philosophe de Genève. — Ses premières lectures. — Sa jeunesse studieuse à Màcon et à Saint-Point. — Le jeu et les femmes. — L'amour le rend religieux. — Ses soupirs après la Sylphide. —Il se trouve un jour face à face avec elle.
IL — Arrivée de Julie à Aix. — Durée exacte de son séjour. — Sa rencontre avec Lamartine. — Quelle foi doit-on ajouter au roman de Raphaël '.' — L'ne erreur de Sainte-Beuve : Elvire et M d'Agoult. — L'idéal de Lamartine en amour. — Comme quoi toutes ses amoureuses se ressemblent. — Laure et Pétrarque. — Béatrice et Daate. — Comment Julie entendait l'amour.
— Son exaltation naturelle. — Les femmes sous le Consulat. — Pauline de Beaumont et Chateaubriand. — Deux victimes de l'amour. — Le Génie du Christianisme et les Méditations.
III. — Départ de Julie d'Aix-les-Bains. — Lamartine la rejoint à Paris à la fin de décembre 1810. — Premières confidences à Avmon de Virieu. — Celui-ci annonce à Julie l'arrivée de Lamartine. — La nuit de Noël. — Dans le salon de Mme Charles.
— Lettre de Julie à Lamartine. — Commentaire de cette lettre.
— Caractère vrai de la passion de Julie. — Rapprochement de dates. — Comme quoi le vrai siège de Julie ne commença qu'à l'arrivée de Lamartine à Paris. — A quelle ruse il eut recours.— Julie ne tomba pas dans le piège. — Julie en face de Graziella. — Elle l'envie et la plaint. — L'ne maladresse d'Ay-
mon de Virieu. — Julie proteste et défend Graziclla. — Lamartine est décontenancé. — Les deux amoureux se fâchent et s'expliquent. — Base de leur raccord. — Preuve éclatante que leur amour n'avait cessé d'être chaste. — Promenades journalières de Julie et de Lamartine dans Paris. — Un témoignage de Ch. Brifaut. — Les soirées de Lamartine. — L'appartement de Julie à l'Institut. — Meubles, livres et bibelots.
IV. — Les deux amants se séparent. — Julie se retire à Viroflay et Lamartine rentre à Mâcon. — Ils ne cessent de correspondre ensemble. — Une lettre de Julie au baron Mounier. — Elle tombe malade à Viroflay. — Le docteur Alin. — Erreur de M. Anatole France à son sujet. — Impossibilité pour Julie de rejoindre Lamartine à Aix. — Désespoir de Lamartine en apprenant la gravité de son état. — Il compose la pièce du Lac. — L'Ode aux Français et l'Ode au Génie. — Lettres de Lamartine à M110 de Canongc. — La pièce de l'Immortalité. — Le nom de Julie y est écrit trois fois dans le mauuscrit original. — Impression que sa lecture dut faire sur l'esprit de Julie. — Sa dernière lettre à Lamartine. — Elle reçoit les derniers sacrements.
V. — Commentaire de cette lettre. — «Je vivrai pour expier. » — Gomme quoi cette expression ne saurait contenir l'aveu d'une faute. — Passage supprimé de l'Immortalité. — Le mot pour expier s'y trouve. — Sens philosophique et théologique de ce mot. — Faute que Julie avait à se reprocher devant Dieu. — Amour trop exclusif. — Opinion de M. Emile P'aguet sur ce point. — Des différentes manières de pécher. — Julie et Mme de Mortsauf.
— Raphaël et le Lys dans la Vallée. — Une hypothèse de M.Albert Sorel. — Pourquoi Lamartine ne publia pas dans Raphaël la dernière lettre de Julie. — Balzac et Mme de Berny. — Situations analogues dans le Lys dans la Vallée et Raphaël . — Pourquoi la faute de Mma de Mortsauf explique tout naturellement celle de Mme Charles.
VI. — Raison pour laquelle Lamartine garda quelques lettres d'elle. — Circonstances dans lesquelles il brûla les autres. — Hyde de Neuville lui en rend une, en i834, qui lui avait été dérobée. — Chagrin que Lamartine ressentit de la perte de Julie.
— Il donne son nom à sa fille. — C'est par elle qu'il entre dans la diplomatie. — Elle est partout dans sa vie et dans son œuvre.
— L*n mot de Lamartine à Victor-Hugo. — Une lettre inédite du Vicomte de Bonald à Mmo de Sèze. — Comment Lamartine apprit la mort de son amie. — Une lettre du docteur Alin. — Les derniers moments de Julie. — Mme de Drais les raconte à Aymon de Virieu qui les rapporte à Lamartine. — Le rôle de M. de Bonald. — Mme Charles remet à son mari les lettres de Lamartine. — Signification morale de ce dernier geste. — Une