III. LES HARMONIES
Variantes et fragments inédits de La Source dans les bois. — U Hymne au Christ et la Retraite. — Chronologie de V Hymne de la nuit, l'Hymne du matin, VHymne du soir, la Poésie, Consolation, la Perte de l'Anio, Altlly ou la Terre natale, le Désir, l'injini dans les deux, VHymne an Christ, Novissima Verba . — Accueil fait à Paris aux Harmonies, en 1828, chez Mm« Sophie Gay, chez Mme V. Hugo et à la Sorbonne. — Cinq éditions en trois mois.
LES M VM"Sr.I\lTS DK LAMAUTINL 1 8f)
V.n iSt)7, M. Emile Ollivier, président de la Société à laquelle appartiennent les œuvres de Lamartine, donnait à la Bihliotlièque nationale un certain nombre de njanuscrits du grand poète, plus ou moins fragmentés, dont ceux des secondes Méditations, du Chant du Sarre, du Dernier chant de Chi/deflaro/d el des Harmonies (i).
(i) Les manuscrits déposés à la Bibliothèque nationale ne sont pas les seuls qui existent. La I3ibliolbèi|uo publiijuc de Mtk-on possède le manuscrit complet de .locrli/n, (]ui lui a été oft'erl il va quelques années par M. Piat, le bibliophile bien connu. La Bibliothèque d'Aii-^crs montre avec orgueil la copie de la main di- Lamartine (|ui servit à l'impression des //anitimifs el fut donnée à cette Bibliotlièi]ue par M. Gosselin. >{m« Charles Ale.xandre conserve pieusement, dans sa retraite de Morlaix, une partie de ceux que Lamartine avait donnés à son mari, savoir : auelques fraynicnts des //arinonies.\cs trascdies de J/t'c/c'e et de Zoraïde et deux albums reliés en vcrl Le premier, commencé le !'"■ janvier 1824, contient : des vers à C\\. Xodier, le premier chant des Visions, un fracrment d'EpiIre au duc de Toscane, le psaume 7', une Harmonie : Inrocation pour les Grecs, el X'Epilre à Casimir Deliiviijne. — f^e second renferme le deuxième chanl du poème des (Chevaliers daté de Florence, i*""" juin 1837, des vers aucrayon inachevés, un sonnet de Pélranpie traduit à Bru^i;, en iSa'j.des fragments de Toassninl-Louverture.des articles du ^^ays et des payes de prose.
D'autre |)art, .^L l'ierre de Lacretelle possède le manuscrit de quelques pièces de vers dont les patres furent arrachées par Lamartine luimèm« aux albums ipii sont a la Bibliothèque nationale. De ce nombre est la pièce publiée dans les Ilerueillements sous le titre : Un Nom, et qui est intitnli'e dans le manuscrit : liéverie sur un nom de femme. .Mn>« Emile Ollivier, en son livre sur Valeutine de Lamartine, prétend qu'elle fut ios()iréc au poète par cette nièce chérie. Je crois, en etlet, qu'il l'a peinte dans les vers suivants:
Un éblouisscmenl de jeunesse et de trrûce Fascine le rctcard où son charme est resté. Quand elle fait un pas, on dirait que l'espace S'éclaire el s'aicrandil pour tant de majesté.
Mais la chose n'est admissible que si l'eu post-date cette pièce de vinçl ans. Dans le texte imprimé, elle est datée de Florence, 1818; dans le manuscrit, de Florence, a.j novembre 1828. Ces deux dates sont éijalemenl fausses, car à aucune de ces époques Lamartine n'était à Florence. Il n'y alla pas davantai^e en i838, mais, outre (|ue c'est l'année où furent imprimés les liecueillements, Valentine, avec ses dixhuil an>., avait, en i8;;8, l'âtce où l'on |)0uvail lui ap[)liqucr la strophe citée plus haut Et ce n'est pas la seule.
Comme la plupart des Médilnlions cl des Harmonies, celte pièce offre un grand nombre de variantes el de surcharges. Elle a aussi dans
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