‹ LamartineChapitre 4 sur 27 · LA FRATERNITÉ SOCIALE · texte numérisé non relu

LA FRATERNITÉ SOCIALE

(Voir page 69.) LAMARTINE. Discours du 13 mai 1834.

« Les forces de pure résistance n'ont c( qu'une durée que l'on peut calculer à « jour fixe. Tout s'éraousse , même les «baïonnettes. 11 faut une force d'impul- « sion à notre politique ; il lui faut un « sens social, une pensée organisatiicc ; ce il faut l'intelligence de ce que la société « clemande. Elle demande d'abord de la

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« momie t'I (le l.i liimièii', quo v(Mis lui « (loniiL'Z avec Iroi» de iiaroinionio dans « votre syslèine Iroj) élroil d'iiislruclioii « |udili(jue. Mlle diinaiide un syslènic « d'éleclioii plus vaste qui, en élargis- « saut la base polilicjue de la société, « lui donne plus d'a|)lond» sur elle- » même el permelleà toutes les classes de « faire représenter leurs besoins el leurs « intérêts devant la législation; elle de- « mande des enquêtes permanentes sur « nos maladies industrielles ; elle de- « mande l'allégement ou le redressement « de certiiins inqiôts qui, comme l'octroi « et d'autres impôts indirects, atteignent « aveuglément le riche et le pauvre, et por- « tenl d'un poids plus lourd sur les clas- « ses ouvrières ; elle demande ipie vous « retiriez do l'état où ils sont uiu- partie

« suraboiidanle de vos prolétaires, en leur a fournissant du travail, soit par voie d'as- « sociation, soit par avances de capitaux « et de terres dans les colonisations à « Fintérieur ou au dehors. Ce qu'il faut « au peuple, ce qu'il faut aux gouverne- « ments, ce qu'il faut aux oppositions, « c'est l'amour du peuple, c'est le zèle ce du bonheur des masses, c'est la charité ce dans nos lois ; jetons-en à pleines ce mains ; elle sera plus puissante que ce la force brutale. »

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