‹ LamartineChapitre 6 sur 27 · LE 22 FÉVRIER · texte numérisé non relu

LE 22 FÉVRIER

(Voir page 71.) LAMARTINE, mémoires politiques, livre XXXV, p. 45G.

« Le 22 février est le jour qui pèse sur ma conscience. L'homme d'opposition violente prévalait alors en moi contre l'honnête homme! Mes conseils ne pouvaient produire que du sang répandu ou une révolution ? Du sang répandu !

je l'avais en horreur. Une révolution ! je ne la désirais pas, je ne voulais pas y concourir. Les paroles prononcées

\K\i' iMoi ce ji)iir-là élaioiil donc aussi ahsunli's (juc l'oiipablcs. Voilà mon jiipoinenl iraujoiinl'lmi siii- cello IrgricU' parliMnoiitaire. (l'esl la stiilr. .le ne me !a panloniierai jamais. — On m'a accusé poiii" uja fond ni le énergique au 24 fé- M-ier. Selon moi, on a en loii. il liiliail me louer du parti de la répul)li(|ue pris à temps et hardiment pris, quand il n'y avait plus de roi et que la régence était im|>ossilile. Là j'éUis politique et courageux. La veille du banquet, j'étais parlementaire, c'est-à-dire illogique, inconséquent, coupable et absurde. Si j'avais dans toute ma conduite deux fautes comme celle-là, je n'écrirais pas ma justification, elle serait impossible ; je me livrerais aux dieux infernaux du bon sens. »

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