‹ Lamartine et sa familleChapitre 1 sur 12 · RUE BELLE-CORDIÈRE · texte numérisé non relu

RUE BELLE-CORDIÈRE

Univerciitas

A toutes [les époques , lorsqu'il disparaît de la scène du inonde une de ces grandes individualités, dont le prestige glorieux s'est imposé à tous, la biographie s'empresse de recueillir les documents qui s'jr rattachent: trop souvent elle anticipe sur les jugements de l'histoire qui, elle, doit procéder avec prudence et circonspection. Mais combien d'années ne faut-il pas souvent pour rectifier les erreurs produites par des écrivains trop empressés ?...

La France a le culte des souvenirs : elle aime à se rappeler tout ce qui a trait à ceux qui lui sont chers, parce qifils Vont illustrée.

L'homme dont nous allons parler a porté un de ces noms qui ne s'oublieront jamais ; il a eu, quoi qu'on en ait dit, des a'ieux nobles comme lui, mais non des ancêtres aussi glorieux.

Peut-être n'est-il pas sans intérêt de les rappeler avec lui : l'actualité donnera au moins quelque mérite à nos recherches ,- elles pourront, en tout cas , être utilisées par ses futurs biographes,c'est à ce titre que nous les publions.

Depuis l'impression de notre modeste travail dans la Revue du Lyonnais, nous avons reçu de M. Edmond Bernard de Lavernette un très-précieux e.xtrait des registres du Bailliage de Mâcon, qu'il

a tiré des manuscrits de sa riche bibliothèque : nous nous empressons de rajouter aux pièces justificatives.

M. Adrien Arcelin , auteur d'un savant ouvrage sur le Maçonnais, ouvrage auquel il faut nécessairement recourir quand il s'agit de l'histoire généalogique d'une famille du pays ^ nous a transmis de nouveaux documents complètement inédits : nous les avons refondus dans notre travail.

Nous les prions de vouloir bien agréer, tous les deux^ nos sentiments de profonde gratitude.

Nous y joignons enfin un Armoriai des familles alliées aux la Martine.

Nous avons cherché à faire un travail utile : puissions-nous avoir réussi !

ET

Lamartine est mort à Paris, le 28 février 1869 (1), dans le chalet de la rue d'Eylau, qui lui avait été donné par la ville de Paris ; il repose aujourd'hui à Saint-Point, suivant son désir, émis il y a quarante ans :

0 forêt de Saint-Point! o cachez bien ma cendre, Sous le chêne natal de mon obscur vallon !

Il ne nous appartient pas de donner ici une appréciation spéciale du caractère politique comme du génie littéraire de l'illustre défunt : une pareille tâche serait au-dessus de nos forces.

Comme poète et orateur, ses productions sont dans le souvenir de tous ceux qui savent lire : il est le créateur d'une poésie lyrique nouvelle qui suffit à immortaliser son nom et ne sera peut-être jamais dépassée.

Comme homme politique, n'oublions jamais ces paroles mémorables dont il foudroya les bandes formidables, qui, au 25 février 1848, croyaient pouvoir lui imposer le drapeau rouge, « ce symbole de sang- et de honte » *

(1) L'empereur Napoléon a rendu un solennel hommage à sa mémoire en décrétant, le 2 mars 1869, qu'EN considération des grands

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