‹ Lamartine et sa familleChapitre 4 sur 12 · IV. Philippe Etienne de la Martine, seigneur de Montceau · texte numérisé non relu

IV. Philippe Etienne de la Martine, seigneur de Montceau

(1) Albert, maison riMiiorilaiil à Bi^noît Albert, lieutenant de justice avant 1604. La terre de Montceau est venue par cette alliance aux de la Martine : les Albert eux-mêmes la tenaient des Moisson, représentés en 1540 par Philippe xMoisson, enquesteur au bailliage de Màcon. — Indicateur héraldique.

capitaine au rég-iment d'Orléans (1), marié en 1703 à Sybille Monteillet [%) ; il eut de cette union :

l"* Louis François, qui suit.

2^ Philippe de la Martine, lieutenant dans Talardinfanterie.

3'* Anne de la Martine , mariée à Jean-Baptiste de la Martine d'Hurig-ny, écuyer, lieutenant dans

Villerov.

4" N. . . . de la Martine , mariée à Pierre Boyer de

Trades, secrétaire du roi. 5*' et 6" Deux filles ursulines à Mâcon. 7^ Une autre fille religieuse à la Bruyère.

V. Louis-François de la Martine de Montceau, seig-neur de Montceau, la Tour de Milly, Urcy, capitaine dans Monaco-infanterie , chevalier de Saint-Louis, élu de la noblesse du Maçonnais le 18 novembre 1760 (3).

Louis-François de la Martine père, assista, le 16 mars 1789, à l'assemblée de la noblesse du bailliage de Mâcon pour l'élection des députés aux Etats généraux de 1789,

(1) L'Annuaire de la noblesse de France, par M. Boreld'Hauterive, excellente publication dont la valeur est affirmée par un succès de vingt-six ans (depuis 1843), contient, année 1852, p. 301, une notice abrégée sur la famille Lamartine, à laquelle nous avons beaucoup emprunté : le nom patronymique y est écrit constamment de Lamartine, mais l'erreur relative à l'origine du nom de Prat y est simplement indiquée, sans autre preuve.

(2) Sybille Monteillet était fille du sieur Monteillet et de demoiselle de Saint-Martin. — D'après une note, communiquée par M. Arcelin, elle appartenait à une famille bourgeoise de Lyon, n'ayant rien de commun avec Antoine de Montillet, élu à Belley en 1601 , ni avec les Tuppinier. seigneurs de Montillet.

(3) Indicateur héraldique.

parmi les cinq nobles de la châtellenie d'Ig-é et de Domang*e (1).

Il fut représenté dans l'acte de naissance de son petitfils que sig-nèrent plusieurs membres de la famille Barthelot de Rambuteau, à laquelle appartenait M. le comte de Rambuteau, ancien préfet de la Seine, lequel, décédé récemment, habitait Champ-Grenon, en la commune de Cbarnay, près Mâcon ; il entretenait avec l'illustre poète les meilleures relations d'amitié.

Ce fut lui qui épousa une riche héritière de Franche- Comté , Jeanne-Eugénie Dronier ; par cette alliance entra, outre diverses possessions, le château et terre de Pratz, dont son fils aîné, pour se distinguer de ses frères et sœurs, prit le nom de : la Martine, chevalier de Pratz.

Les registres paroissiaux de la ville de Morez (Jura) contiennent, sous la date du 25 août 1749, l'acte de ce mariage; une lecture attentive de cette pièce authentique suffira pour convaincre les plus récalcitrants à l'endroit du nom de Prat, et de l'origine, dans la famille, de ses nombreuses possessions dans le Jura, du chef des Dronier et des Dolard.

A l'époque de la révolution, toutes ces propriétés ont disparu des mains des la Martine sans que nous sachions trop comment : le château de Pratz appartient aujourd'hui à M. Léon Crestin, ancien magistrat; celles de Morez ont été revendues en 1796.

M. de Lamartine, dans son 76*^ Entretien, parlant du village alpestre de Saint-Lupicin, et du manoir de l'honorable famille des Nicod de Ronchaud, dit : « Des fenêtres du pavillon, on plonge à gauche sur la gorge profonde

(1) Archives impériales, B. III, 105-156, — L. de La Roque et Ed. Barthélémy, Catalogue des gentilshommes de Bourgogne, Bresse, Bugey etValromey, Paris, Dentu. 1862.

(lesceiidaiit vers la ville de Saint-Claude, de l'autre sur le château de Pratz, dont mon père a porté quelque temps le nom et qui était un des domaines de mon grand-père dans

cette contrée »

L'extrait suivant dissipera tous les doutes s'il était possible qu'il pût en exister le moindre :

« Le ving't-cinquième aoust, mil sept cent quaranteneuf, ensuite de la dispense de deux proclamations en datte du quatorzième du courant accordée par monseig'neur l'Eveque de Maçon, sig-nèe Henry Constance, êveque de Maçon, contresignée Noblet secrétaire , de la remise de M. Chenezot, curé de Saint-Pierre de Mâcon, en date du 1 6 du présent mois, de la dispense de deux proclamations en datte du vingt-quatrième du courant accordée par monseig^neur l'Eveque de Saint-Claude, signe d'Ailly, vicaire g-énéral, contresignée Panisset secrétaire, et de la remise de Monsieur Mermet, vicaire de Saint- Romain de la ville de Saint-Claude, je soussigné François- Gaspard Dejouffroy de Gonkand, chanoine de l'église cathédrale de Saint-Pierre à Saint-Claude, chevalier de Saint-Georges, ay donné la bénédiction nuptiale à messire Louis-François de la Martine, chevalier, seigneur de Monceau, ancien capitaine au régiment de Monaco, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, fils légitime de défunts messire Philippe-Etienne de la Martine, chevalier, ancien capitaine au régiment d'Orléans, et de dame Sibile Montillet — et à demoiselle Jeanne-Eugénie Dronier de Pras, fille légitime de messire Claude-Antoine-Joseph Dronier, écuyer, seig^neur du Villard et de Pras, conseiller honoraire au parlement de Besançon, et de dame Cécile-Eugénie Dolard ; après avoir eu dispense de lieu et de prêtre et avoir été publié chacun une fois dans leur paroisse respective, sans qu'il soit intervenu aucun empêchement ni

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opposition comm' il en conste par les actes de remises cidessus énoncés. Ont été présens Abel de Moiria Maillac, messire Georg-es de Chandinier, tons deux aussi chanoines de l'église cathédrale de Saint-Pierre à Saint-Claude, Claude-François Bonnefoy, vicaire de cette paroisse, messire Jacques-Philippe Gindre, prêtre, Jean-Baptiste Dolard, avocat en parlement, et sieur Claude-François Constance Reymondet, docteur en médecine, qui ont sig-né avec les époux, le père de l'épouse et sieur François Bonaventure Alix, écuyer.

(( Sig'nés Jeanne-Eugénie Dronier de Pras, Louis- François de Lamartine, Dronier-Duvillars, Dollard-Dronier, Champdiner, Dolard l'aîné, de Maillac, Bonnefoy prêtre, Gindre prêtre, le chevalier de Lamartine, Dolard, Reymondet, Alix, Dolard et François Gaspard Dejouffroy de Gonkans. «

De son mariage avec mademoiselle Dronier, famille qui ne figure pas dans le catalogue de la noblesse de Franche-Comté en 1789, il eut les enfants qui suivent:

4^ François-Louis de la Martine, fils aîné (1), sieur de Montculot ; il figure à l'assemblée de la noblesse du bailliage de Mâcon, prévôté de Saint- André-le- Désert, parmi les nobles non possesseurs de fiefs.

9|o Pierre, qui suit.

a** L'abbé de la Martine.

4^ Sophie de La Martine, connue dans la famille sous le nom de madame de Montceau.

5^ Eugène de la Martine.

6° Marie-Suzanne de la Martine du Vilard, chanoinesse-comtesse du chapitre de Saint-Martin-de- Salles en Beaujolais (2). (J'iSù '- ^^Hi^^)

(1) Catalogue des gentilshommes de Bourgogne.

(2) Vicomte de (iabrielly, La France chevaleresque et chapitrale,

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