‹ Lamartine et sa familleChapitre 5 sur 12 · U^'^JJ · texte numérisé non relu

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Dans les lettres que possède M. Aimé Ving'trinier, et qui étaient adressées à son g'rand-père, elle signe : De Lamartine du Villars, chanoinesse de Salles.

L'écusson losang-é de son cachet en cire roug-e, surmonté d'une couronne de marquise, au lieu de deux jumelles en bandes d'or porte deux jumelles en fasce.

Comme curiosité littéraire, nous ajouterons que dans ce siècle accusé d'org-ueil et d'aristocratie, la fière comtesse écrivait à un simple négociant: « Je suis très-parfaitement, monsieur, votre très-humble et très-obéissante servante. »

A l'époque d'égalité où nous vivons, la plus petite bourg'eoise serait moins polie.

VI. Pierre de la Martine, capitaine au régiment Dau- /^d --||^^ phin-cavalerie, lequel s'intitula chevalier de Pratz : il figure (1) avec son frère aîné, comme ne possédant point fief, parmi les g*entilshommes de la prévôté de Saint- André-le-Désert, au bailliage de Mâcon, où son nom est parfaitement écrit : Pierre de la Martine, capitaine de

cavalerie, ^j^^^^jj^.;:, < ..^m^H d'au^ êvJ' ^ iM^^^^ ^

Il épousa Françoise-Alix des Roys (^) , mentionnée avec 4 j | fw^\ î S <■ sa sœur François-Césarine des Roys (3), comme chanoi-

Paris, Leroy, 1785. — Les preuves de noblesse des chanoinesses de Salles étaient de huit générations du côté paternel : la mère devait être Demoiselle. — Par concession royale, les chanoinesses avaient le titre de comtesses de Salles : elles portaient une décoration spéciale. Marie-Suzanne de La Martine tenait son nom du Vilard, à l'exemple de son frère le chevalier de Pratz, du viaux castel de Fi7ard-Saint- Sauveilr, près Saint-Claude.

(1) Catalogue des gentilshommes de Bourgogne.

(2) La France chevaleresque et chapitrale, p. 193.

(3) Des Roys. Cette famille était possessionnée, eu 1602, àNeyrieuen-Bugey, paroisse de Saint-Bonnet-de-Sessieu, où elle tenait le fief de Neyrieu consistant en une rente annuelle et perpétuelle de vingtquatre bichettes froment et seigneurie directe. — J. Baux, Nob. du Bagey, p. 67.

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nesse-comtesse du chapitre noble Je Saint-Martiii-devSalles en Beaujolais.

L'auteur de la Critique de l'Histoire des Girondins nous apprend que sa mère, Marguerite Javault, était sousg-ouvernante des enfants de la maison d'Orléans, des princes du sang- et de la famille du vénérable duc de Penthièvre ; elle avait été charg-ée de la mission de confiance d'aller chercher en Suisse pour la ramener en Espag-ne auprès de sa mère, madame Adélaïde d'Orléans.

L'union du chevalier de Pratz avec mademoiselle des Roy s a donné naissance à une nombreuse postérité, savoir :

1" Alphonse, le dernier de sa famille qui forme le septième deg-ré. •• ^6 ^L '•

^^ Cécile de La Martine, mariée à M, de Glans de Cessiat, dont :

A. Alix de Cessiat, épouse du comte Léon de Pierreclos, père de | ^ 7 Léontine de Pierreclos, mariée à Pierre de La-

crételle, fils de l'historien et académicien.

B. Céline de Cessiat, mariée à Foulques Châtelain de Belleroclie. -^^^ ^

Enfants :

a. Alfred de Belleroche, marié à Edith de Brévant :

b. Marie- Anne de Belleroche.

c. Berthe de Belleroche, relig-ieuse du Sacré-Cœur.

d. Gaston de Belleroche.

e. Alphonse de Belleroche, mort à Rome au service du Saint-Père.

f. Léontine de Belleroche.

g. Henri de Belleroche.

C. Valentine de Cessiat, la fille adoptive du poète. Un décret impérial, en date du 31 août 18G8, a autorisé M''*^ Valentine-Marie-Gabrielle de Glans de Cessiat, née le 1 7 mai 1 821 , à Saint- Amour (Jura), demeurant à Paris, à ajouter à son nom celui de Lamartine et à s'appeler à l'avenir de Glans de Cessiat de Lamartine [\).

D. Cécile de Cessiat, mariée au baron de Béer, inspecteur général des forêts.

Une fille : Mina de Béer.

E. Alphonsine de Cessiat, épouse de Charles de Jussieu de Senevié, consul général de France à Milan.

Enfants :

a. Madeleine de Senevié, morte du choléra à Palerme.

b. Henri de Senevié.

c. Charles de Senevié.

d. Valentine de Senevié.

F. Emmanuel de Cessiat, mort laissant deux enfants :

a. Alice de Cessiat.

b. Emmanuel de Cessiat.

3" Eugénie de La Martine, mariée à Bernard de Coppens, baron d'Hondschoote, officier du Roi, père de :

Auguste de Coppens , marié à Elvire Cabrol, d'oii :

a. Marthe de Coppens.

b. Bernard de Coppens.

(1) Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France, p. 232, Paris, Dentu, année 1868.

4'* Césariiie de La Martine, épou^^e du comte de Vig*net, neveu des de Maistre.

Enfants :

A. Alix de Vignet, mariée à M. de Saint-Sulpice, baron de Montfort, dont elle a eu :

Alexandre de Montfort.

B. Xavier de Viernet, marié à Henriette Collomb

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d'Arsine de Colig-ny.

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o^ Suzanne de La Martine, mariée à Jean-Baptiste- François de Montherot (1), dont elle a eu :

Jean-Charles de Montherot, minstre plénipotentiaire auprès du g-rand duc de Bade, décédé à Carlsruhe, laissant de son mariage avec Noémie-Marguerite-Sidonie Blanc, de Faverg-es, trois enfants :

a. Jean-Pierre-Charles de Montherot.

h. Louise-Colette-Marg'uerite de Montherot.

c. Jean-Jules- Alphonse de Montherot.

G" Sophie de La Martine, épouse du comte Dupont de Lig-onnès, union dont sont issus :

A. Mathilde de Lig-onnès, mariée au baron de Prades, d'où :

a. Roger de Prades.

b. Marie de Prades.

(1) M. Jeaii-Baptiste-François de Montherot. mem])re des académies de Lyon et de Dijon, ancien maire de Charnoz, est auteur do Mémoires poétiques et de Voyages, recherchés des érudits lyonnais. Homme d'esprit et versificateur élégant et facile, M. de Montherot a jadis entretenu avec M. de Lamartine, son beau-frère, une correspondance intime fort curieuse, presque toute en vers : il conserve pieusement entre mains cette œuvre inédite dont la publication formerait un digne complément au bagage poétique de l'illustre défunt.

B. Amélie de Ligonnès, épouse de M. Quarré de Verneuil, laquelle a pour enfants de ce ma-

riage

a. Edouard de Verneuil.

b. Jacques de Verneuil.

c. Sophie de Verneuil.

d. Marthe de Verneuil.

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