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que de la sympathie jusque dans la sévérité; r indépendance vis-à-vis de certains hommes est encore un hommage. Ce nétait pas dailleurs absolument hors de propos de relever cette image de Lamartine dans un tel moment. Cette expérience de la République, dont lauteur des Girondins avait été la force et l'éclat en 1848, venait de recommencer, et déplus nous avions la tragique réalisation d'un des pressentiments de ce grand esprit.
Lamartine n'était certes point un guide infaillible dans les affaires de gouvernement, ce nétait pas un politique pour la vie de tous les jours, mais il avait des intuitions, des coups d'œil qui perçaient 1 horizon. Deux ou trois fois il a vu ce que les autres ne voyaient pas. Il ne se trompait point, convenons-en, lorsque, dès
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1840, au risque de heurter un sentiment universel, il signalait le danger des apothéoses napoléoniennes. S'il se laissait emporter jusqu'à méconnaître les intentions de ses adversaires et du gouvernement lui-même^ lorsque peu après il combattait les fortifications de Paris, il faut avouer que, trente ans plus tard, ses jugements et ses pronostics de 1841 n'ont été que trop justifiés. Ses discours d'autrefois étaient curieux à relire pendant le siège de 1870.
Fortifier Paris c'était, à ses yeux, une faute militaire, une faute politique, une faute morale; c'était exposer la nationalité française en la concentrant à un jour donné dans une ville, dans des murailles; c'était créer une défense pleine de périls ou inutile et inefficace, et notez qu'à cette époque personne ne s'arrêtait à l'hypo-
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thèse d'un sicgc entrepris par les armées d une seule puissance. Lamartine, comme tout le monde, nadmettait cette possibilité d une marche sur Paris que dans une guerre de coalition, dans une guerre de l'Europe contre la France. Contre ce danger, la France ne pouvait se défendre que par ses armées, en rase campagne, en devenant toute entière un champ de bataille : Paris fortifié et assiégé ne pouvait être que la dernière étape de la défaite. Paris bloqué, cerné, opprimé par les forces extérieures et par les forces perturbatrices qui sont en lui, était, dans la pensée de Lamartine, fatalement condamné à succomber.
( « 11 s'agit, disait-il, d une guerre extrême où les armées se comptent par millions de baïonnettes, eh bien! il n'y a pas une de