‹ Lamartine et ses amisChapitre 21 sur 29 · AVANT-PROPOS. XXXIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXXIII

Autant qu'il l'aurait pu^ il aurait employé ses dernières forces à sauver ce qu'on pouvait sauver de la France, à combattre ceux qu'il avait fait reculer de son geste souverain, de sa parole fascinatrice, sur les marches de Thôtel-de-ville, en 1848.

Lamartine ne se serait pas manqué à lui-même, c'était impossible. Peut-être, à travers les glaces et les fatigues de lâge, se serait-il redressé d'un suprême effort, sous Taiguillon de tant de désastres publics, pour illustrer son pays dune dernière inspiration digne de son passé. Et toutefois, il ne faut pas regretter pour lui qu'il ait quitté la terre avant les tragédies qui nous attendaient. La fortune lui a été clémente en lui envoyant une fin opportune. Il a bien fait de s'éteindre sans traîner plus longtemps dans la vie. Sans doute, cette

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