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SA VIE POLITIQUE

LAMARTINE SOUS LA MONARCHIE DE i«3o.

L'histoire a d'étranges retours. Deux fois dans la vie d'une génération et dans des conditions bien différentes la république a reparu en France. Aujourd'hui elle vient de renaître, au milieu des plus tragiques hasards de la guerre , comme une improvisation désespérée de la patrie en péril , comme un pouvoir su-

prême et anonyme de défense contre un héritage de désastres à conjurer. Il y a vingtdeux ans, elle naissait du cours mystérieux des choses, du progrès démocratique ou, si l'on veut, d'une précipitation populaire , mais dans tous les cas d'un mouvement tout intérieur où la nécessité de faire face à l'étranger n'était pour rien, et du premier coup un homme environné de gloire poétique lui donnait presque son nom en la couvrant de la magie de sa parole. Cet homme, c'était Fauteur des Méditations, l'auteur des Girondins.

Qui eut dit à Lamartine, au moment oii il échappait aux influences de sa jeunesse et de la restauration, qu'il serait un jour un des orateurs, un des chefs d'une république à peine entrevue alors dans l'avenir , et que cette république, qu'il voulait généreuse, humaine , libérale , pacifique , sombrerait bientôt dans le despotisme pour renaître, après vingt ans, au

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milieu des cruelles épreuves de la guerre et de l'invasion ? C'est là cependant notre histoire , c'est le dramatique résumé de nos crises et de nos malheurs, que Lamartine n'a pas vus jusqu'au bout, mais au milieu desquels, tant qu'il a vécu, il a joué un rôle, soit par la parole, soit par l'action, gagnant ou perdant la popularité , et représentant en somme moins une politique qu'une fascination de génie, une impatience de grandeur et de gloire, une immense ambition déçue au moment où elle croyait toucher le but.

Certes , si pour gouverner les hommes et pour fonder un régime public il ne fallait que Téclat d'une imagination puissante et toutes les séductions d'une inépuisable éloquence, Lamar-

jb LAMARTINL.

tine eut été un des premiers parmi les politiques contemporains, un des fondateurs d'une république pacifique et libérale en 1848, l'inspirateur et le guide d'une démocratie victorieuse.

Un instant il a pu croire qu'il avait réalisé ce rêve où il se voyait tour à tour poète, historien, chef populaire, orateur tribunitien , homme d'état d'une révolution triomphante. Par quelle progression mystérieuse en était - il venu là, et comment du haut de ce rêve retombait-il vaincu dans un délaissement amer et sombre? C'est que ce n'était peut-être qu'un rêve , et cette destinée elle - même est comme une légende dans notre histoire politique.

Rien ne ressemble moins en effet à la vie précise et coordonnée d'un homme public, d'un chef de parti , que cette existence flottante et complaisamment livrée à tous les souffles. Le

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rôle de Lamartine, c'est son génie, c^est l'expansion d'une somptueuse et prodigue nature se déployant dans sa liberté, et mieux faite assurément pour une sorte de prosélytisme tout personnel d'imagination que pour une action collective et définie.

Puisqu'il a voulu être un politique , il Ta été, mais il Ta été en restant toujours luimême, un être singulièrement multiple sous une apparence d'harmonieuse unité, homme de la restauration métamorphosé en républicain , conservateur avec des vues et des impatiences de radicalisme, radical avec des habitudes , des traditions conservatrices , et pardessus tout poète, homme d'inspiration et d'entraînement.

Il l'a dit, et il faut le croire, il portait en lui le germe des grandes ambitions, le pressentiment des destinées agitées ; il aspirait à [a. po-

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litique comme à la vocation de sa vie, comme à un autre mode de manifestation plus retentissant et plus populaire. C'est ainsi qu'en i833, revenant d'Orient, il entrait dans les chambres de la monarchie de juillet , protégé I par sa renommée de poète , mais inconnu comme homme public et comme orateur, indépendant des partis, cherchant l'occasion et le mo}'en de se faire une place dans la mêlée des opinions, et au fond, sans ^a^'ouer, sans sortir d'une séduisante modestie d'attitude , il dépassait déjà dans l'intimité de sa pensée le cercle de ce qui existait, il se considérait luimême comme une réserve dans des événements futurs.

Quoique dès ses premières années il écrivît dans une lettre récemment divulguée qu'il n'était pas ce antirépublicain le jour et l'heure donnés, » il ne songeait probablement guère encore à la république. Il étudiait le terrain.

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il sondait Thorizon, il tenait à se désigner à l'opinion comme un de ces hommes disponibles et préparés à des interventions heureuses qui, en dehors des combinaisons parlementaires du moment, peuvent devenir une ressource dans une heure de crise publique. Je ne veux certes point aujourd'hui suivre pas à pas Lamartine dans toutes ses luttes et ses évolutions, dans ce travail de quinze ans pour se faire une position devant le public, pour conquérir la popularité ; je voudrais seulement ressaisir quelques-uns des traits caractéristiques de cette brillante nature.

En réalité, quel était le fond de la pensée de Lamartine au moment où il entrait dans la vie parlementaire ? quel est son vrai rôle sous cette monarchie de i83o qu'il devait un jour contri-

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buer si puissamment à précipiter dans l'abîme ? Il ne Ta jamais peut-être bien su lui-même, parce que c'était avant tout un homme d'impression , d'intuition , d'instinct , d'improvisation.

Evidemment, l'auteur des Méditations avait plus d'une raison de n'être point un ennemi pour cette monarchie constitutionnelle, de juillet, reconstruite après un orage de trois jours. Les liens de patronage qui avaient existé autrefois entre la maison d'Orléans et sa famille étaient faits pour le rapprocher de la royauté nouvelle. Au lendemain de 1 83o, il avait ardemment désiré lui-même, selon son aveu, monter sur la brèche à la suite de Casimir Périer pour défendre la société ébranlée, pour repousser l'assaut qui menaçait de livrer la France aux séditions des rues et à la recrudescence des passions militaires, c'est-à-dire à la révolution et à la guerre.

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Pendant les premiers temps, il ne laissait entrevoir assurément aucune pensée d^hostilité irréconciliable, et même en certaines circonstances critiques, notamment dans les luttes passionnées de la coalition parlementaire de 1839, il prenait une sorte de plaisir à se constituer le chevalier du ministère de M. Mole, à se porter au secours de la monarchie de juillet contre ceux qui lui faisaient une ^'ie difficile et dure après l'avoir créée. Jusque-là c'était un conservateur par chevalerie ou par coquetterie, si Ton veut, un conservateur libre et indépendant, faisant sa cour à tous les partis au moment même où il défendait la royauté, mais enfin c'était un conservateur par Tattitude comme par le langage.

Il ne faut cependant pas trop s'y méprendre. Sans être un ennemi, Lamartine n'a jamais été précisément un ami pour le régime de i83o, et, si dans la coalition de 1 839 il semblait venir en aide à une royauté menacée d'un assaut parle-

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mentaire, c'était peut-être bien plutôt par antipathie contre ceux qui l'attaquaient que par une préférence décidée pour Tinstitution elle-même. Au fond, voilà la vérité, Thomme de la restauration vivait toujours en lui, et dans le secret de son âme il gardait à la monarchie nouvelle ce qu'il a lui-même appelé « la rancune décente d'un royaliste tombé. « Sans vouloir se mêler aux combinaisons de partis, aux coalitions meurtrières, il ne voyait dans la monarchie élue qu'une transition précaire conduisant à une extension inévitable de l'idée démocratique, et avant tout une dérogation violente et périlleuse aux lois héréditaires de la royauté.

Lamartine, par sa nature, par le tour de ses idées, par les habitudes de son esprit, n'entrait d'aucune façon dans les considérations qui avaient pu rendre la révolution de 1 83o nécessaire et légitime. C'était pour lui affaire de sentiment ou de tempéramment, et, à vrai dire,

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rien ne peint mieux ces nuances morales qu'un mot attribué par Lamartine à Béranger.

Un jour, Lamartine, revenu des illusions de 1848, et Béranger, revenu de toute chose, s'entretenaient de i83o, du rôle des hommes et des partis dans cette révolution, et l'auteur des Méditations disait à l'auteur du Dieu des bonnes gens que lui, le chansonnier libéral, que tous les hommes de i83o avec lui, avaient eu tort de faire un roi d'usurpation en brisant ou en abaissant la monarchie , que , puisqu'ils ne croyaient pas la république possible encore, ils devaient, en sauvegardant la victoire populaire de juillet sur la royauté, « couronner l'héritier légitime dans la personne d'un enfant innocent du règne. « Béranger, penchant sa

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lourde tête, répondait, non sans finesse : a Peutêtre avez-v^ous raison ; mais, moi, je n^avais pas tort. Vous étiez Lamartine, j'étais Déranger. »

Cest là tout le secret, Lamartine n'était pas Déranger, il était Lamartine; il n'était pas de cette génération qui avait fait i83o, qui avait trouvé le couronnement de ses vœux et de ses espérances dans cette monarchie nouvelle fondée sur une acclamation populaire. Il ne pensait pas, il ne sentait pas comme elle.

Cette génération née ou élevée sous l'empire, jetée tout à coup sur la scène en 181 5, formée aux luttes libérales de la restauration, arrivée au pouvoir en i83o, cette génération, une des plus intelligentes qui aient paru, avait des traditions, des opinions, un but précis, qu'elle se définissait clairement à elle-même, et qui lui traçaient en quelque sorte une sphère d'action pohtique. Elle a pu ne point réussir définitivement dans

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son œuvre, elle savait du moins ce qu'elle voulait.

Lamartine, lui, avait des traditions différentes, des opinions vagues comm.e ses instincts, et quant à un but, s'il en avait un, il se dérobait encore à ses yeux dans je ne sais quel nuage empourpré et confus. De là cette indépendance d'attitude qui le rapprochait ou l'éloignait alternativement de tous les camps en lui ménageant tour à tour les flatteries ou les sourires presque dédaigneux des uns et des autres, — des conservateurs, auxquels il restait suspect en défendant souvent leur cause, de l'opposition, dont il combattait les turbulences anarchiques en reprenant et en dépassant quelquefois ses idées.

C'était en vérité un personnage oratoire écouté pour son talent et pour Téclat de sa parole, mais sans action bien réelle, « avide d'encens plus que d'empire, selon le jugement un peu

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sévère de M. Guizot , prodigue envers tous d'espérances et de promesses, mais n'ouvrant que ces perspectives vagues et incohérentes qui trompent les désirs qu'elles excitent... promenant partout ses caresses pour se faire partout admirer et suivre... » Au fond, Lamartine était un royaliste émancipé par une révolution, affranchi de toute solidarité par les événements, et qui portait dans la politique des instincts supérieurs , tous les goûts d'une personnalité dominatrice, des réminiscences du passé, avec des pressentiments superbes et quelquefois des coups d'œil de vovant jetés sur l'avenir.

La politique, Lamartine la faisait avec ses souvenirs et son imagination. En réalité cependant il voyait, il sentait juste souvent, et

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même dans les moments où il semblait se séparer le plus des partis qui avaient coopéré au mouvement de i83o, qui prétendaient le consolider ou rétendre, ce n'est pas toujours lui qui s'est trompé. Il y a notamment un point où son instinct a été une sorte de prescience.

Le royaliste vivait toujours en lui, disais-je, et comme royaliste il était sans doute un peu trop facilement consolé des patriotiques douleurs laissées par les souvenirs de 18 14 et de 181 5. Il ressentait moins que bien d'autres cette vieille blessure d'une époque attristée par une invasion qu'on croyait, du moins alors, devoir être la dernière, et c'est par là peut-être qu'il a toujours différé le plus de cette génération de i83o, pour qui la révolution de juillet était tout à la fois une victoire de libéralisme et une revanche indirecte de patriotisme.

En cela surtout. Lamartine n'était point Bé-

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ranger; sans être insensible aux grandeurs et aux malheurs de la France, il n'avait rien du patriote gardant à travers tout l'amertume du vaincu, et même, si Ton veut, les idées qu'il s'est toujours faites de la politique extérieure, du rôle européen de la France, se sont inévitablement ressenties de cette sorte de malentendu avec l'instinct public. Lamartine n'a jamais consenti à reconnaître le droit des immortelles rancunes de i8i5, à pactiser avec les impétuosités guerrières qui ont si longtemps grondé au cœur de la France. Sur ce point, il a rompu avec la popularité, avec toute une génération; même aujourd'hui, je ne voudrais point dire qu'il a toujours eu raison de sentir autrement que la France, de se mettre au-dessus des frémissements, des susceptibilités inquiètes du patriotisme.

Ce qui est certain, c'est que, mieux que bien d'autres et avant bien d'autres, il a vu le danger

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de cette confusion de militarisme et de libéralisme qui a si longtemps frappé d'inconséquence et d'équivoque la politique française , qui a conduit à une sorte d'apothéose nationale du grand vaincu de 181 5, et dont le dernier mot était, à un moment donné du règne de juillet, ce retour triomphal des cendres impériales, identification souveraine d'un nom de césar et du pays lui-même, consécration de l'image napoléonienne dans la mémoire du peuple , présage des résurrections futures qu'on préparait moralement sans les vouloir, et sans les croire même possibles politiquement.

Lamartine, c'est une justice à lui rendre, ne s'y est jamais trompé, lui qui prétendait avoir appris de l'empire ce que valait la liberté « par le sentiment de la compression publique qui pesait alors sur toutes les poitrines, » en vivant sous ce « régime de silence et de volonté unique. » Il a été du petit nombre de ceux

yO LAMARTINE.

qui sont restés toujours rebelles à la grande ombre et qui ne l'ont même jamais crue inoffensive.

Poète, il s'est dérobé à cette fascination du génie sur l'imagination de ses contemporains, et dès 1821 il écrivait cette méditation sur Bonaparte qui , sans diminuer l'impérial exilé , était sans complaisance pour cette grandeur posthume. Homme public , député , il redoutait pour un pays impressionnable et toujours amoureux de la guerre cette contagion des souvenirs militaires, cette déification d'un nom, ces bills d'indemnité donnés au despotisme heureux, ces spectacles de la force relevés par la gloire ou par le malheur, ces ovations rétrospectives ajoutant chaque jour à la légende im-

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périale, et lorsqu'en 1840 le gouvernement de juillet obtenait de l'Angleterre comme une sorte de victoire nationale la restitution des cendres de Napoléon, Lamartine, presque seul dans la chambre, au risque de froisser un fanatisme public , faisait entendre des paroles qui prennent aujourd'hui comme un accent prophétique. Il y a trente ans de cela.

(( Je vais faire un aveu pénible, disait Lamartine , qu'il retombe tout entier sur moi , j'en accepte l'impopularité d'un jour. Quoique admirateur de ce grand homme , je n'ai pas un enthousiasme sans souvenir et sans prévoyance. Je ne me prosterne pas devant cette mémoire. Je ne suis pas de cette religion napoléonienne , de ce culte de la force que l'on veut depuis quelque temps substituer dans l'esprit de la nation à la religion sérieuse de la liberté. Je ne crois pas qu'il soit bon de déifier ainsi sans cesse la guerre, de surexciter les bouillonnements déjà trop impétueux- du sang

français, qu'on nous représente comme impatient de couler après une trêve de vingt-cinq ans, comme si la paix, qui est le bonheur et la gloire du monde, pouvait être la honte des nations!... Je le sens, ce n'est ni le moment ni l'heure de juger l'homme. Le jugement lent et silencieux de l'histoire n'appartient pas à la tribune, toujours palpitante des passions du moment; il conviendrait moins encore à cette pompe funèbre et nationale que vous préparez... Qui ne pardonnerait pas à une destinée tombée de si haut?... Cependant, messieurs, nous qui prenons la liberté au sérieux , mettons de la mesure dans nos démonstrations. Ne séduisons pas tant l'opinion d'un peuple qui comprend bien mieux ce qui l'éblouit que ce qui le sert. Gardons-nous de lui faire prendre en mépris les mstitutions moins éclatantes, mais mille fois plus populaires sous lesquelles nous vivons. N'effaçons pas tant, n'amoindrissons pas tant notre monarchie de raison, notre monarchie nouvelle, représentative, paciiique: elle finirait par disparaître aux yeux du peuple... »

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Et cherchant où Ton pourrait placer ce toutpuissant et dangereux revenant de la gloire , énumérant tour à tour les Invalides, la place Vendôme, la Madeleine, le Panthéon, Saint- Denis, Lamartine ajoutait en finissant :

f ... Que vous choisissiez Saint-Denis, ou le Panthéon, ou les Invalides, souvenez-vous d inscrire sur ce monument, où il doit être à la fois soldat, consul, législateur, empereur, souvenezvous d y écrire la seule inscription qui réponde à la fois à votre enthousiasme et à votre prudence, la seule inscription qui soit faite pour cet homme unique et pour lépoque difficile où vous vivez : A Napoléon... seul! Ces trois mots, en attestant que ce génie militaire n"eut pas d'égal, attesteront en même temps à la France, à l'Europe, au monde, que, si cette généreuse nation sait honorer ses grands hommes , elle sait aussi les juger, elle sait séparer en eux leurs fautes de leurs services, elle sait les séparer même de leur

race et de ceux qui la menaceraient en leur nom. — et qu en élevant C2 monument, en y recueillant nationalement cette grande mémoire, elle ne veut susciter de cette cendre ni la guerre, ri la t}Tannie, ni des légitimités, ni des prétendants, ni même des imitateurs... )>

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