‹ Lamartine, orateurChapitre 89 sur 108 · Des CogoeiB, p · texte numérisé non relu

Des CogoeiB, p

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disparition des autres dépoeanU. 11 n'admet pas que « la vie et la mort de Totivrier deviennent les mises d'une Icrterie dtmt le hasard tirera les numéros ». Mais s'il combat une combinaison qui lui apparaît comme une prime à Tégoîsme individuel et comme une dangereuse atteinte à Tesprit de famille, il ne ferme pas les yeux aux transformations que rindustrie et le travail vont créer dans la société et il réclame, sur d'autres bases, « des pensions universelles de i^traite pour les travailleurs afin de fonder la solidarité et la fraternité de toutes les classes sociales entre elles ».

Le 3 février il prononce en faveur de la Syrie et de la nation maronite un discours d'une telle émotion et d'une telle force que Guizot,'dont pourtant il n'a pas tu les erreurs, est obligé d'en subir la pensée directrice et d'en acoepter les conséquences.

Deux interventions successives, qui se produisent encore dans le mois de février, fournissent à Lamartine roccastoa de se révéler économiste. Le 10, il combat, avec une sobriété vigoureuse qui fait de ce petit discours un modèle, le régime d'inquisition sous lequel une prétendue protection risque d'écraser la viticulture et le commerce des vins. Le 23, c'est la question du droit d'octroi sur les bestiaux qui ramène l'auteur de Jocelyn à la tribune. La question envisagée dans son ensemble n'est pas nouvelle pour lui. Il l'a déjà étudiée en 1841 K Aujourd'hui elle consiste à savoir s'il faut taxer le bétail par tête, comme le soutient Berryer, défenseur des grandes races privilégiées, ou au poids, comme Lamartine le demande dans le double intérêt de la répartition de Télève

1. C'est à M. de ChampvaDs que Lamartine avait confié la constitution de son dossier. La lettre est curieuse au point de vue de ses procédés de préparation :

« Allez de ma part cliez M. Paganel, directeur du ministère de l'agricultuie, ou chez M. Cunin-Gridaine, et recueillez pour moi tous les documents ooncenisnt la question de l'introduction du bétail étranger; le tarif, son origine, aea variations, le nombre de bosufs gras introduits, le nombre des bœufs en France, ceux gras pour la boucherie, ceux maigres pour le travail ; enfin élucidez-moi bien cette matière, de manière qu'il n'y ait que ma logique à poser.

« De plus, ce que coûte un bœuf A engraisser, par livre, en Suisse, en Angleterre, en Allemagne, ce qu'il coûte en France.

« J'ai besoin de cela A fond, vingt pages s'il le faut, trente, quarante s'il est nécessaire ; bien digéré. Réunissez de plus ce qui a été écrit là-dessus de mieux, discours Tourret, et faites-moi un dossier. » (17 novembre i84i-)

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FRAGMENT D'UN PLAN DE DISCOURS SUR L'ALGERIE. (L'original appartient à M. Louis Bartbou.)

PI. 8, pM« S44.

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du bétail fiur toutes les |>arti6S an territoire et de la diminutôon Au prix de la viande. Ce n'est pas Beulement « de la l€>gique » que Lamartine introduit dans les documents et les ^ notes réunis par Ghampyans en 1841. Il y met et il communique à TÂssemblée tout entière une [profonde émotion, inspirée par l'amour du peuple, dont il cherche à alléger les conditions de la vie. Il discuie les statistiques et les chiffres, mais il se refuse à écarter tout sentiment de Téconomie poli-, tique, à laquelle il veut une âme, et à laquelle il reproche renchérissement systématique comme un crime. Il convie la Chambre à constituer la ligue de la justice et de la bienfaisance afin d'assurer la vie à baâ prix ccmtre les ligues au moyen desquelles les producteurs privilégiés écrasent les consommateurs.

Dix jours s'écoulent et voici de nouveau Lamartine à la tribune. Il y prononce en faveur de Tapprofondissement de la Seine entre Rouen et la mer Tun des discours les plus imprévus et les plus heureux que lui ait inspirés la souplesse de son génie^^ La commission avait refusé les crédits à Tunanindté. Déjà un discours technique d'Ârago avait ébranlé la Chambre, mais, plus intéressée que convaincue, elle ne cédait pas encore. Comment Lamartine intervint-il? M. E. Lc^ouvé, dans une brillante conférence sur Lamartine, Ta raconté d'une façon charmante : « Le député chargé de défendre le projet tombe malade le matin même de la discussion. L'affaire va manquer. On conseille aux intéressés d'aller trouver Lamartine; ils y vont. Il était au bain. On les fait entrer : ils expriment leur désir. — Mais je ne sais pas un mot de votre affaire I — Nous allons vous l'expliquer. — Mais je suis le député le moins ingénieur de toute la Chambre. — Un homme comme vous gagne son diplôme en quelques instants. — Ehl bien, parlez. Us commencent pendant qu'il était au bain; ils poursuivent pendant qu'il s'habille, ils achèvent pendant qu'il déjeune; et, deux heures après, Lamartine prononce à la Chambre un discours d'affaires d'une clarté, d'une précision admirables. Le succès fut très grand; l'étonnement plus grand encore : tout le monde était stupéfait, excepté lui. » Comment Lamartine auraitril été

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stupéfait? Il sentait se développer en lui de jour en jour une faculté d*assimilation et une facilité d'improvisation qui lui permettaient toutes les gageures. Celle qu'il tint et gagna le 4 mars 1846 est peut-être la plus surprenante. Il se fit de son incompétence même, éclairée par la discussion, un titre contre Fesprit de système» <* qui n'est quelquefois qu'une science obstinée ». Fort de la leçon qu'il avait reçue et de la vérité qui s'en dégageait, il marqua avec un puissant relief la situation que la nature avait réservée au port de Rouen et la nécessité de l'améliorer. On objectait deux difficultés : la barre et. la traverse. Ni ces mots ni ces choses n'étaient faits pour effrayer Lamartine. Il en joua avec une merveilleuse aisance. Le discours d'Arago avait complété son instruction, que ses visiteurs rouennais avaient déjà poussée fort loin, et vraiment un marin ou un ingénieur n'aurait pas mieux parlé. Eût-il même parlé aussi bien? Je doute qu'il eût trouvé pour caractériser les luttes de la science et de l'art humain avec la nature, à la fois ennemie et collaboratrice, les formules et les développements dont Lamartine eut l'heureuse rencontre. Évoquant ses années de jeunesse, il rappela comment, pendant sa mission diplomatique en Toscane, il avait été initié par le grand-duc aux travaux qui avaient pour objet de dessécher et de fertiliser les marais Pontins. Cette expérience avait laissé en lui une conviction profonde : « Tant que l'homme travaille à tâtons, tant qu'il cherche le sens des grands phénomènes naturels, il est vaincu, incertain; mais une fois qu'il est sûr d'avoir rencontré le vrai sens des éléments, bien loin d'avoir contre lui les forces de la création, il a pour ainsi dire avec le temps les forces de Dieu lui-même. » L'entreprise qui consistait à approfondir la Seine ne paraissait pas à Lamartine moins sûre et moins utile que celle dont le grand-duc de Toscane avait si heureusement doté son pays : « Mais je dis plus, ajoutait-il : quand cette expérience n'aurait pour résultat, même en échouant, que d'arracher enfin son secret au fleuve, son secret à la marée, son mystère à la navigation maritime de la Seine; oui, quand elle n'aurait pour résultat que d'arracher le oui ou le non à la naturel {Sensation)... oui, d'arra-

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cher le oui ou le non définitif à la nature sur la possibilité ou Timpossibilité de prolonger de 120 kilomètres la navigation française, ce oui ou ce non arraché à la nature vaut à lui seul vos deux millions. » Les deux millions furent votés d'enthousiasme.

Lamartine, auquel il n'avait rien coûté pour se révéler ingénieur maritime dans le débat sur Tapprofondissement de la Seine, ne fit pas un plus grand effort pour traiter, trois semaines après, avec un succès au moins égal, une importante question de mines. Les associations qui exploitaient le bassin houiller de la Loii*e, dont Tétendùe dépassait 200 kilomètres, avaient constitué une compagnie unique. Cet accaparement paraissait d'autant plus dangereux qu'il s'étenditit au canal de Givors et aux chemins de fer de SaintrÉtienne à Lyon et de Saint-Étienne à Roanne. La gravité et la menace de cette situation, exposée dans une interpellation au ministre des Travaux publics, n'échappèrent pas à la perspicacité de Lamartine. Il apporta dans le débat un discours fortement documenté et solidement construit où, selon l'habitude familière à son génie, il s'éleva de la question particulière, qu'il traita avec une grande lucidité, à des considérations générales et puissantes sur le péril de laisser certaines associations exercer, au détriment de l'intérêt public, une sorte de séquestre sur la nature et écraser sous une « contre-révolution d'argent » les principes et les bienfaits de la révolution de ' 1789. Il savait quels ennemis redoutables son attitude risquait de lui faire, mais le souci de l'intérêt général soutenait son courage et inspirait son talent qui furent, dans ce discours mémorable, véritablement dignes l'un de Tautre. Il termina par des paroles qui secouèrent d'un frisson toute l'Assemblée : c( Si nous n'arrêtons pas le mal du monopole au premier pas, au premier scandale qui vous est signalé; si vous n'y appliquez pas un remède énergique avec toute votre puissance, toute votre volonté contre l'accaparement des petits capitaux ; si vous laissez passer dans nos mœurs cette corruption par la cupidité insatiable des capitaux agglomérés, sachez qu'à défaut d'autre punition Thistoire s'en vengerait sur nos noms. ^ Sachez qu'il naîtrait peut-être un jour un Tacite de l'époque

LAMARTINE ORATEUR POUTIQUE

industrielle qui la flétrirait d'un DEom qu'elle doit écarter d'elle et de nous, de notre mémoire comme nation, qui appellerait ce siècle le siècle de la Bourse! le siècle de l'agiotage ! le siècle où la charge d'agent de change serait la magistratuie suprême I {Sensaiion prolongée) le siècle enfin où l'honneiir consisterait k déshonorer le désintéressement et à glorifier le lucre à tout prix! » {Sensation. Inéerruptiùn,) Seule lagimnide voix de Berryer pouvait ^^ler de tels acc^ats ^

Inépuisable, dîyers, attentif 4 toutes les questions et jprésent à tous les débats, Lamartine ne laissait pas passer une occasion de mettre au service du pays et du peuple la puissance de sa parole. Tantôt, le 16 avril, il demiimdait, dans un discours sut^stantiel et véhément, qui le rapprochait de Thiefs, le relèvement de la marine miKtaire de la Erance, où pevftêtre, opposant le uenl et le /eu, ne faisait-il pas à la navigatien à vapeur une part suffisante; tantôt, le 22 avril, il i^ypoyait la diminution de l'impôt sur le sel avec une élévation d^dées, une dialectique et une émotion qui provoquaient sur tons les bancs des applaudissements d*enthousia8me'«

I. Le National écrivait à propos de ce discours : « Tous les orateurs se sont exprimés dons le même sens : aucun ne l*a fait avec la magniScence et rélévmthm de langage de M. de Lamartine. Quel admirable talent! Quel lai^ et menreilleuse abondance! Quand M. de Lamartine est dans la vérité, 11 apparaît à la tribmie Comme le Dieu même de l'éloquence. Les chaînes d'or que la mythologie avait inventées sortent de sa bouche comme les flots jaillissent de la source du fleuve. Condamnés à combattre souvent ses erreurs, il nous est doux de pouvoirnous livrer ai]û<>ai'<l'hui sans réserve à Tadmiration qu'excitent ces dons brUlAAted'iin génie privilégié. Cette affaire d'une compagnie houillère, il l'a traitée sons tous ses aspects... et toutes ces idées, revétaes des draperies éclatantes de sa |iarale. brillaient comme des diamants dans le soleil. »

a. Tous les journaux constatèrent l'immense succès remporté par Lamartine. Je cite, A titre d'exemple, l'opinion de la Presw : « Ponr toot antre que M. de Lamartine la discussion eût été épuisée. L'illustre orateur a su cependant, dans une brillante improvisation, l'agrandir, l'élever aux proportions d'une hante question sociale, sans lui faire perdre son caraetère financier et de débat pour ainsi dire mathématique. M. de Lamartine a prouvé encore une fois que les chiffres s'enchaînaient & merveille dans son magnifique langage. >

Les adversaires de Lamartine, afin d'établir ses contradictions, aiment A citer un passage de Sainte-Beuve : « Il parle à Marseille pour le libre échange, et on lui rappelle qu'il a précédemment prêché la doctrine contraire. -^ Un jour, causant chez Mme Récamiar de l'impôt sur le sel, il dit tontes sortes de raisons à l'appui de cet impôt : que c'était une faible charge pour chacun, et un gros revenu pour le trésor. — Je sois chamé, lui dit M. de Chateaubriand, de vous entendra soutenir ces choses, car on m'avait dit que vous parleriez contre. — Ah ! c'est vrai, répliqua Lamartine, ils sont venus me trouver et j'ai promis d'appuyer l'abolition de l'impôt, mais je sois convaincu qn*au fond fl est moins onéreux qu'utile. » {Causeries da Lundis XI, 463.)

Les faits, sur les deux points, donnent tort aux racontara de Seinle-Beuve :

Commani se serait-il tu dans tes questions qui, par les peisonods ou par les principes, intéressaient la vie littéraire? A Toceasion de la discussion du budget» an critiqua certaines des pensions au moyen desquelles le Gouyemement allégeait la détresse des hommes de lettres. Le nom de Baour-Lormian frappa les oreilles de Lamartine. Souleyé de son banc, il fit enieiidTe une protestation ferme et digne en faveur de son confrère, dont la cécité aggravait la vieillesse, et qu*il eût été honteux pour le pays de priver à son déclin d'une pension qui était sa récompense et sa consolation *.

Au cours de la même séance éa 30 mai, Lamartine prit la défense du théâtre de TOdéon, menacé par un amendement de perdre la subvention q» était la cendition de son existenee. Il le sauva en opposant à la littérature commerciale la « gramdeur du sentiment public qui sent dans ses lettres, qui « SMit dans ses écrivains, qai sent dans son art dlnamatique 1 une partie de sa propre nature, une partie de sa gloire, une ' partie de son influence dans le monde, et qui veut la coaaerver ».

Le discours sur FAlgérie et ua discours sur la Syrie, dont rémotion éloquente arracha des applaudissements aux tribunes elles-mêmes, complétèrent la participation extraordinaire de Lamartine à cette session. L'orateur d'affaires j avait égalé Forateur politique \ <c Comment parlerait-il la

LanmKine avait ]iroiioncé, le 14 aTril iSM, un discours en faveur de la liberté J du commerce et je' ne sache pas qu'il ait une seule fois depuis renié son opinion : ^ à plusieurs reprises, au contraire, il a combattu les conséquences du régime protaetionnisto. Quant A Fimpét sur le sel, il l'aTaU condamné, dans un discours ^ du 29 mars i836 sur la conversion des rentes, comme « payé par les sueurs et les malédictions du prolétaire ».

1. Ce témoignage de confraternité était d'autant plus touchant que Lamartine avait souffert à ses débuts de la situation faite dans les lettres A Baoor- Lormian, dont la gloire dépassait singulièrement les mérites. Il écrivait le i9 janvier i89S i Virieu : « Je me consume sans me faire comprendre. J'ai connu cela en un autre ordre de choses, au coounencement de notre vie, qjoand je me sentais poète plus que Fontanes et Baour et que Baour et Fontanes régnaient. »

3: Le ao septembre Lamartine prononça A la Société d*Horticulture de MAcon un dèiicienz discours. L'année suivante, le oo septembre 1847, if s'abandonna devant le même auditoire. A une causerie sur les fleurs, qui est un petit chef" d'tonvre et, dans ce genre difficilfe, un parfait modèle : « Brillantes improvisatiODS sur le charme des jardins, élévations religieuses vers la Ph>vidence qui leur ménage la sève, douces réminiscences des affections trouvées tout près de lA dans le petit enclos de Milly, ravissantes effusions d'un orateur-poète qui sait parler aux hommes simples le langagp. des sentiments généreux en l'ornant

langue des affaires? écrivait Timon en 1837. Il n'en sait point l'argot, heureusement pour sa muse. » Est-il donc nécessaire d'employer un jargon spécial pour traiter des intérêts financiers, économiques ou sociaux du pays et la langue française n'a-t-elle pas assez de souplesse pour se plier à tous les sujets? Lamartine savait user des incomparables ressources de cet instrument unique. Il lui empruntait sa clarté, son élégance et sa logique. Mais il ne s'interdisait pas, parce qu'il débattait une question d'affaires, les larges coups d'aile qui emportaient son auditoire dans la région des idées générales. A la suite d'un discours de Berryer qui l'avait enthousiasmé il disait : « Je ne l'ai jamais vu plus beau comme acteur, mais je m'étonne qu'il écume pour une question de sucres. » Lui, il n'écumait jamais, mais, à l'occasion des sucres, des bestiaux ou de sel, il n'éblouissait pas moins qu'à propos de la question d'Orient. Il y avait toujours du lyrisme dans son éloquence. Parfois sa hardiesse étonnait. On l'acclamait quand, demandant la réduction de l'impôt sur le sel, il sollicitait « à bas prix pour les classes nombreuses ce que Dieu donne gratis aux oiseaux du ciel ». Mais s'il disait que « le sel n'est pas seulement matière imposable, mais une idée, une idée de justice, une idée de liberté, une idée surtout d'égalité », on comprenait mal, on souriait ou on murmurait. « G^est un mot bien juste cependant, répliquait La Réforme^ et il ne manquait pas d'une certaine profondeur qui ne dépare pas assurément l'éloquence de la tribune. » La Réforme avait raison. Lamartine a montré comme orateur d'affaires une profondeur que peu de ses rivaux ont connue et il a paré la tribune de formules et d'images dont on peut dire qu'aucun d'eux n'a égalé l'éclat.

de grAcM délideuses/parce que chez lui la beauté n'est que le rayonnemenl de la tendresse •.

Je souscris à cette appréciation de M. de Pomairols, mais il fiant bien reconnaître aTOC M. Emile Deschanel qne la familiarité n'était pas dans les dons naturels de Lamartine. Môme quand il parlait aux élèves des écoles de son département, il consenrait une certaine solennité, et l'on cbercberait ▼alnement dans ses discours les plus intimes la séduisante bonhomie et la simplicité aisée de Mirabeau écrivant, entre deux formidables harangues, son AoU au ptupU marseillait.

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APPENDICE

A. N0TB8 INBDITBS DB TRIBtJNB.

DI8COUB8 DU 7 JUIN 1861 AU 15* BURBAU

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