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I. Il faudrait plutôt les appeler : Expansions

LA POESIE ET LA VIE

épitaphes, des consolations. Il écrit à un ami en deuil, à un malade, à un prêtre, à des orphelins, à des jeunes gens, à une ouvrière, à des frères d'armes, à des compagnons de route. Il leur écrit pour les réconforter, pour les pousser vers les sommets, pour les entraîner derrière lui

dans ces flots de splendeur et de sérénité,

où son esprit entrevoit THumanité nouvelle, — comme s'il voulait réaliser pour lui-même ce qu'il avait conseillé à un autre :

Tu prendras danschaque àme et dans chaque pensée ce qui la fane au bord ou la ronge au milieu, ce qui l'incline à terre ou la tient affaissée, et tu lèveras tout à Dieu^

C'est ainsi que de 1830 à 1848, entre ces deux révolutions, dont il accepte Tune et dont il prépare l'autre, « le chantre d'Elvire » devient un prédicateur social, parlant toujours de plus haut à un auditoire toujours plus élargi. 31ais les frémissements de la foule, quj l'applaudit et l'appelle, finissent par le gagner; l'heure est venue pour lui de réaliser cette forte

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