LA VIE INTÉGRALE
CAR c'est à ce cœur qu'il faut enfin revenir. Si admirable que soit le poète, — pour l'admirer comme il le demandait, — il faut maintenant l'oublier, il faut du moins se souve- [ nir qu'il n'a versé dans sa poésie qu'un peu de I cette richesse humaine dont il surabondait. ^^ ceux-là même qui auraient voulu l'enfermer dans ses vers, et semblaient ne lui permettre que de balancer, en poète, des strophes harmonieuses, il fit cette fière réponse : « Permets^moi ] d^^etre homme » ' ! Il l'a été magnifiquement. | Ce fut un fort. La légende a fait de lui un adolescent blond et frêle, gémissant sa tristesse au clair de lune en des poses alanguies, ou, pour rappeler les dures épithètes de Musset, « un rêveur à nacelle ». « un pleurard » -.