L'Adoration, Lectures pour Tous
2. Jocelyn, I" Epoque, 23. Les textes, eux aussi, « surabondent » : cf. Jocelyn, IX» Epoque, 245 : « mon âme, qui déborde de ce besoin d'aimer » ; Réponse aux adieux de sir Walter Scott. Recueillements, 216 : « d'un cœur plein l'eau déborde »; et le quatrain conservé par Cliarles Alexandre, Souvenirs sur Lamartine, op. cit., 191 :
Ces êtres que j'aimais, en qui j'ai répandu ce cœur qui débordait, etc.
Il avait rêvé une fin héroïque en un soir de bataille, il avait envié « ces grands favoris du sort », qui savent arrêter leur action sur un geste de beauté ^ et qui sont hissés tout sanglants
au gibet de la gloire et de la vérité '^.
Le « sort » fit mieux pour lui : il couronna de souffrance obscure cette vie noblement tumultueuse ; et, dans ce triste apaisement du soir, toute la hauteur de l'homme apparut. La foule s'écarta, mais ceux qui avaient le culte de la grandeur humaine se retournèrent vers lui avec une piété plus émue, comme si cette magnanimité des derniers jours faisait rendre un accent plus fier à sa poésie d'autrefois : « Je vous salue, ô le plus noble de tous les hommes » ! lui écrivait le jeune MistraP, et George Sand