‹ LamartineChapitre 43 sur 46 · Lettre à M. d'Escrigny, 4 novembre 1849, Harmonies · texte numérisé non relu

Lettre à M. d'Escrigny, 4 novembre 1849, Harmonies

p. VIII.

4. Cantique sur un rayon de soleil. Epitre à M. Adolphe Dumas, Recueillements, 80, 92; C/iute d'un Ange, Récit, 16, etc.

3. Chute (T un Ange, Y' V^ision, 15:. 6. Jocelyn, W" Epoque, 29.

'y. Id., III' Époque, 74.

LA VIE INTEGRALE

Toutes ses tendresses, amoureuses, ou pieuses, ou sociales, — toutes ces tendresses, où il s'est prodigué, sans se tarir et presque sans se donner, — n'ont guère été que des « besoins de se répandre' », le jaillissement spontané d'un « cœur trop plein- ». Et, comme ce cœur, toujours inépuisé, cherchait toujours quelque océan pour s'y déverser et s'y perdre, il a poussé toutes ses tendresses jusqu'à l'infini, et en a fait, pour ainsi dire, des religions : religion de l'Amour, de la Nature, de l'Humanité, du Souvenir. Sa vie, comme sa poésie, est l'histoire de ces religions ardentes, où, tantôt de la voix, tantôt du geste, toujours avec toute son âme, il a chanté et vécu son inlassable prière, — de ces religions successives, où il a été en quête d'infini à travers et par delà toutes les tendresses d'ici-bas.

Page 1