Souv. et Portr. t t. I, p
UmarUno. 14 #
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La même sensation de glissement est rendue dans ce vers si doux :
Voiles, grâces des eaux qui fuyez sur la mer*!
Voici le déclin du jour dans les pâleurs du crépuscule :
Un beau soir qui s'endort dans son lit de nuages 1 .
Ailleurs on assiste au lever de l'aurore : on voit la marche de l'aube et le recul des ombres en longs plis déployés, puis la féerie des couleurs du matin sous laquelle des lambeaux ombreux se retirent, les lueurs changeantes qui les percent de toutes parts/ détendent leurs formes, les mettent en fuite, ouvrant* ainsi un passage au soleil :
( Sur les pas de la nuit l'aube pose son pied; L'ombre des monts lointains se déroule et recule,
Comme un vêtement replié.
Ses lambeaux déchirés par l'aile de l'aurore Flottent livrés au vent dans l'orient vermeil; La pourpre les enflamme et l'iris les colore; Ils pendent en désordre aux tentes du soleil, Comme des pavillons quand une flotte arbore Les couleurs de son roi dans les jours d'appareil *. ..