‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 117 sur 218 · Rec. Poét. t A M. Guillemardet · texte numérisé non relu

Rec. Poét. t A M. Guillemardet

Le poète ne se contente pas de ces comparaisons où entre le souvenir de la mer. Il sent en lui l'agitation d'une mer sans rivages. Les émotions de son ûme sont des vagues qu'agite le vent du désir : « Que de vagues secrètes de mon cœur le murmure de cette fontaine n'a-t'il pas assoupies en ce tempsla 1 !»

J'ai roulé dans mes vœux sublimes Plus de vagues que tes abimes Nen roulent, ô mer en courroux*.

Mais dans le calme du monde intérieur ces flots qu'apaise le zéphyr réfléchissent le plus souvent une lumière sereine. Ainsi, dans les heures orageuses, cet océan aura les remous et les révoltes de la tempête et des grandes eaux de la Bible; aux heures de rêverie, dans l'effusion des tendresses élégiaques, il coule avec la sérénité des eaux d'un lac qui s'irise des couleurs d'une lumière d'apothéose.

Ces palais et ce jardin qui déploient leurs beautés sousun ciel constellé de lueurs symboliques, ce lac et

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