‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 130 sur 218 · far m., livre III. Le Cri de l'Ame · texte numérisé non relu

far m., livre III. Le Cri de l'Ame

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soient entendre, retentiraient de cris plus émouvants que ceux des ruines d'une cité orgueilleuse :

Ces lieux encor tout pleins des fastes de notre âme Sont aussi grands pour nous que ces champs du destin Où naquit, où tomba quelque empire incertain : Rien n'est vil ! rien n'est grand ! l'âme en est la mesure 1 .

ni.

L'intensité de cette vie intérieure a donné au poète un double privilège : 1° le sentiment passionné, je dirai môme la vision de l'infini ; 2° la faculté d'échapper aux servitudes de l'espace et du temps. Par là s'expliquent la force des émotions, et leur exfrême abondance, et cet air de triomphe dans le déroulement des pensées et des images qui les expriment.

Lamartine a senti autour de lui et en lui l'infini comme un être incommensurable, dont il entendait les palpitations. Lorsqu'il essaie d'en exprimer la puis-

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