Prem. Méd., L'Isolement
k. Les Confia., livre X, paragraphe x, fin.
Il semblait éclairer l'espace D'un jour surnaturel que lui seul ignorait 1 .
Sa voix argentine, Echo limpide et pur de son âme enfantine, Musique de cette âme ou tout semblait chanter. Égayait jusqu'à l'air qui l'entendait monter 1 .
De même l'amour laisse sur les lieux où il s'est exprimé une trace d'âme que le temps ne peut effacer :
J'adorai, j'aime encore ces monts coiffés d'orages,
Où l'amour disparu dans l'ombre du trépas Laissa partout pour moi l'empreinte de ses pas, Et colore à mes yeux vos flots et vos collines, \
Ou d'un deuil éternel ou de splendeurs divines'. \
Le génie laisse aussi sur les contrées où il s'est déployé des couleurs qui sont éternelles :
Je vois d'ici verdir les pentes de Clarens, Des rêves de Rousseau fantastiques royaumes, Plus réels, plus peuplés de ses vivants fantômes Que si vingt nations sans gloire et sans amour Avaient creusé mille ans leur lit dans ce séjour 4 .
Pensée très juste et qui témoigne bien de la prédo»