ffarm., livre II. La perte de l'Anio
LA VIE DE L'AME. Mi
Le bruit des fleuves garde l'écho des paroles qui ont retenti sur leurs bords :
Dans ces convulsions, ces voix, ces cris des flots, Multipliés cent fois par de roulants échos, Il me semblait entendre à travers la distance, Les secousses, les pas, les voix d'un peuple immense.
Dans tes cent mille voix, fleuve, que me dis-tu 1 ?
Cette influence spirituelle est souvent marquée dans les faits. Nous sommes tous capables de sentir ce reflet d'âme qui, flottant éternellement sur les lieux où s'est montré l'héroïsme, les teint d'une lueur d'enchantement qui « attire les générations humaines*. »
Ainsi la vie intérieure répand autour d'elle le prestige de ses miracles. Sa puissance de retentissement lui permet de « se communiquer à des millions d'autres Ames. » Ses effets mystérieux triomphent du temps et de la mort. On peut toujours entendre les vibrations de ces voix bienfaisantes, car « qui peut dire où finit l'écho des âmes avant ou après le tombeau 8 ? »