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Telle est cette vie intérieure, à la fois désolée et triomphante. On voit que Lamartine n'a qu'à sortir de lui-même pour que sa mélancolie se résolve en un sentiment d'allégresse. Car si l'ardeur de cette existence explique la sensibilité du poète, son goût de la solitude et du silence, la tristesse de son geste lassé et l'amertume de ses chants, elle a donné aussi à son imagination sa splendeur, sa force d'enthousiasme, sa victorieuse allure.