‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 159 sur 218 · liée. PoéL, Lo tombeau de David à Jérusalem · texte numérisé non relu

liée. PoéL, Lo tombeau de David à Jérusalem

L'idée de Dieu, quand elle se pose sur le cœ.ur ravi en prière, n'apparaît pas terne et inerte, mais toute brûlante et odorante :

Et cette idée, ainsi dans nos cœurs imprimée, N'en jaillissait point tiède, inerte, inanimée, Gomme l'orbe éclatant du céleste soleil, Qui flotte terne et froid dans l'Océan vermeil, Mais vivante et brûlante, et consumant notre âme, Gomme sort d'un bûcher une odorante flamme 1 !

L'amour aussi sème autour de lui des frissons embaumés :

Un souffle d'amour environne Celle par qui l'homme est conçu 1 !

Ces parfums flottent dans la nature, et le cœur les distingue pour les mêler à sa vie :

A travers ces parfums mystérieux et vagues, Que la brise des nuits fait flotter sur les vagues, Je démêle et bois ton odeur*.

De môme le souvenir d'un ami parait au poète s'avancer dans un nuage brillant et tout chargé de senteurs ; aussi a-t-il parlé de l'amitié en des termes savoureux :

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