‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 16 sur 218 · Osée, XIV · texte numérisé non relu

Osée, XIV

Dans le Deuléronome, c'est la môme comparaison : « Que ma parole descende comme la rosée, comme les gouttes d'eau sur le gazon \ »

Notons enfin certaines tournures rares, des alliances de mots hardies qu'entraîne toujours l'imitation d'une langue étrangère. Pour rendre l'originalité de la pensée avec l'énergie du texte, on est obligé de renouveler les tours du style ; on fait entrer les mots dans des combinaisons imprévues, qui, en modifiant leur sens, fortifient leur puissance d'expression. Lamartine a ainsi donné à son style une vigueur qui a souvent soutenu l'harmonie un peu molle de ses périodes:

Un Sinaï de paix entre les nations 1 ...

Hélas! la terre ainsi traîne tous ses poètes

Do leur berceau de paix à leur tombeau de bruit 1 ...

Un silence d'extase et de ravissement 4 ...

Sur le luxe effréné de ces murs de scandales 1 ...

Lac de joie 6 ...

Colombe de salut pour l'arche du génie 7 ...

i. Deutér, XXXll, 2.

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