‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 161 sur 218 · Bec. Poét., La Cloche du village, Envoi · texte numérisé non relu

Bec. Poét., La Cloche du village, Envoi

^ Rec. Poét., A M. Ad. Dumas.

embaumées ; dès lors s'expliquent des rapprochements qui peuvent surprendre ceux qui ne sentent pas le charme de cette vie sentimentale. Par exemple, le poète associe spontanément la pensée de la gloire et une sensation de parfum :

De quel divin parfum, de quel pur diadème La gloire aurait sacré Ion front 1 ?

Ailleurs nous voyons qu'une sensation de parfum représente pour le poète tout ce qui reste d'un passé mort. Elle est le symbole de toute une vie, et en garde les amertumes et les ivresses. En suivant par la pensée J.-J. Rousseau à travers les péripéties de sa vie vagabonde, Lamartine évoque ce parfum des herbes que le solitaire respirait dans les montagnes de la Suisse, et dont les effluves durables maintenaient en lui, même dans l'ombre des cités, le souvenir de la liberté perdue :

Ses pieds rampants gardaient l'odeur des herbes hautes '.

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