‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 163 sur 218 · Souv. et Portr., t. I, p · texte numérisé non relu

Souv. et Portr., t. I, p

cèdre dont les charpentes des palais sont construites, était répandue dans l'air. Cette sensation déjà très vive s'exalte sous Faction des souvenirs et amène spontanément l'évocation de ces ombres illustres : « On eût dit l'odeur sépulcrale de ce bois incorruptible dont on faisait les cercueils et qui embaumait de lui-même les morts, »

Ainsi non seulement Lamartine sème sur le monde les parfums qui s'élèvent en lui, toujours prêts à se répandre, mais encore il transforme et enrichit les odeurs des choses en y mêlant les parfums de son âme : tant il est vrai qu'il ne voit la réalité qu'à travers l'atmosphère où se déploie le paysage intérieur.

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