‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 170 sur 218 · Le Manuscrit de ma mère. Épilogue, (in · texte numérisé non relu

Le Manuscrit de ma mère. Épilogue, (in

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vibrations de la cloche, qui pleure h l'unisson de l'âme qui sanglote, expliquent l'ébranlement de la harpe intérieure, et cet ébranlement définit l'inspiration poétique. Nous comprenons de même le sens de ces expressions : des « torrents d'harmonie, » des « vagues de sons, » qui s'échappent en bouillonnant de l'âme du poète.

Suivons quelques-uns des effets de cette musique intérieure. Nous verrons que les sons se projettent sur le monde et que ces projections produisent de singuliers phénomènes d'association auditive.

D'abord le son est souvent l'élément fourni par l'âme : c'est l'apport du monde intérieur dans la formation des sentiments poétiques.

Une source plaintive en habite la voûte Et semble sur vos fronts distiller goutte à goutte Des accords et des pleurs *.

Ces accords, c'est le chant de l'âme qui naît et se développe autour de la source bruissante, et la fait ainsi participer à sa propre vie :

Dans sa voix je croyais entendre La voix joyeuse du vallon, La voix d'une sœur douce et tendre, D'une mère émue à mon nom.

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