Harm., Poésies diverses. La Cloche
" Nouv. Méd.. Les Préludes, ïec. Poét. t A M. Wap.
250 LAMARTINE, POTE ÈLYRIQUE.
A nos propres soupirs 1 ...
Des lacs déserts de sa patrie Son pas distrait cherchait les bords, Et sa plaintive rêverie Trouvait sa voix dans leurs accords *•
Ces hymnes qui partent des choses font remuer dans l'air des ondes de sensations qui viennent soulever dans l'urne les chansons endormies.
Il y a en effet des mots évocateurs, des mots qui éveillent les souvenirs, les paysages dissimulés dans la pénombre du passé. Ces mots, en projetant une lumière inattendue sur des êtres disparus, éteints dans la nuit du mystère, offrent soudain comme un symbole de nombreux épisodes de la vie intérieure, passée ou rêvée.
Quand seul avec l'écho ma bouche le prononce, Ma nuit s'ouvre, et dans lame un être m'apparaît 3 .... Quand j'invoque ce nom, mon cœur plein de murmure Résonne comme un temple où Ton chante sans (in 4 ... Oh! Quand j'ai lu ce nom qui remplissait naguère De joie et de clarté mon oreille et mon cœur 5 ... D'un seul son retrouvé lair entier se réveille, Il rajeunit notre urne et remplit notre oreille D'un souvenir mélodieux*.