‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 173 sur 218 · ffarm. , livre III. Le Retour · texte numérisé non relu

ffarm. , livre III. Le Retour

Ces mots semblent vivre d'une existence propre et représentent, devant nos yeux, les formes des êtres i qu'ils rappellent :

Il semble à mon amour que quelque chose d elle - Vit dans ces sons qui la nommaient 1 .

On dirait même qu'ils comprennent leur puissance pacificatrice : ainsi le soupir de la cloche sait « ce que pense* » le poète.

Cette force de retentissement qui excite à travers le paysage intérieur un frémissement sympathique et réveille les bruits du passé assourdis dans les recoins de la mémoire, s'explique encore par cette souplesse de rebondissement qui permet à l'âme de * se déployer à travers les temps et l'espace. En projetant ses chansons intérieures, elle peut insinuer dans les êtres un peu de sa vie surnaturelle : .

Ton âme dont l'écho vibre dans chaque oreille Va créer une âme pareille Partout où retentit la voix 3 .

H ne faut donc pas s'étonner si les mouvements de l'âme, dans l'héroïsme et l'amour, laissent sur les

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