ffarm. , livre III. Le Retour
Ces mots semblent vivre d'une existence propre et représentent, devant nos yeux, les formes des êtres i qu'ils rappellent :
Il semble à mon amour que quelque chose d elle - Vit dans ces sons qui la nommaient 1 .
On dirait même qu'ils comprennent leur puissance pacificatrice : ainsi le soupir de la cloche sait « ce que pense* » le poète.
Cette force de retentissement qui excite à travers le paysage intérieur un frémissement sympathique et réveille les bruits du passé assourdis dans les recoins de la mémoire, s'explique encore par cette souplesse de rebondissement qui permet à l'âme de * se déployer à travers les temps et l'espace. En projetant ses chansons intérieures, elle peut insinuer dans les êtres un peu de sa vie surnaturelle : .
Ton âme dont l'écho vibre dans chaque oreille Va créer une âme pareille Partout où retentit la voix 3 .
H ne faut donc pas s'étonner si les mouvements de l'âme, dans l'héroïsme et l'amour, laissent sur les