ifarm., Pocs. divers. A un poète anglais
Rec. Poét., La Cloche du village.
Ces reflets sont doués d'une vie mystérieuse. « Ces lueurs (de la nuit) sont des âmes, des regards, des silences pleins de voix connues. Qui n'a pas senti cela n'a jamais aspiré, aimé, regretté dans sa vie 1 . » Us prennent souvent l'aspect d'une ombre aux mou-, vements fantastiques :
« Les pierres qu'avait touchées l'ombre des dieux 1 . »
« Pendant ces belles nuits d'été, où l'ombre immobile des peupliers frissonne .de temps en temps, au bord de l'eau transparente, comme au passage d'une ombre 8 . »
Ce n'est pas seulement aux heures inquiètes, alourdies par l'effroi du silence et de la solitude, que le poète semble évoquer ces fantômes ; il pensait vraiment que les ftmes laissent sur la terre des reflets qui gardent l'éclat de leur auréole : « Elles ne sont plus sur la terre : elles sont remontées à ces régions inconnues où les beaux soirs s'éteignent dans la mer Adriatique. Quelques vagues, attardées comme nos cœurs, gardent leurs derniers reflets, et les roulent jusqu'à la nuit, d'un rivage h l'autre, avec des lueurs