‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 187 sur 218 · Nouv. Confia., livre I, paragraphe xii · texte numérisé non relu

Nouv. Confia., livre I, paragraphe xii

sonne au passage des formes que la grâce accompagne:

ce Sa beauté semblait enivrer l'air qui la touchait et qui devenait lumineux et tiède en la touchant ; elle marchait, comme les héroïnes surnaturelles de l'Arioste, dans un nimbe d'attraits et de fascination auquel on n'essayait pas d'échapper 1 . »

Ainsi l'auréole dépouille sa valeur simplement métaphorique ; le poète suit de ses yeux ravis le mou-/ vement de ces reflets qui sont comme l'âme des choses. Ils retiennent sur les lieux dignes de mémoire les charmes que le souvenir du passé conserve dans notre cœur ; en flottant sur un paysage, ils l'enveloppent de gloire :

Comme Tonde limpide où flottent nos images En les réfléchissant embellit ses rivages*...

De même l'amour laisse après lui la trace de sa présence dans des frissons qui se jouent comme des reflets :

Quand l'ombre ou seulement les jeunes voix lointaines! Des vierges rapportant leur cruche des fontaines . Laissaient sur ma tempe un frisson 9 ...

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