Génie, p
les temples gothiques, dans l'herbe des cimetières ou dans les souterrains des morts '• »
Ces tristesses et ces inquiétudes, suivies de longs «» dégoûts dans le commerce des hommes et apaisées dans le silence des forêts ou près des lacs et des fleuves, ces effusions du cœur accompagnées par les * murmures des bois, et renforcées par les bruits vénérables des choses, cette fuite éperdue de l'urne inconsolée dans les régions où résonne le nom de Jehovah, toutes ces inspirations de la mélancolie et de la solitude se retrouveront dans Lamartine ; mais dans les œuvres de Chateaubriand elles sont déjà si abondantes, si richement déployées en développements oratoires dans une langue aux sonorités si profondes, 'que le poète semble n'avoir eu qu'à les faire retentir dans le rythmé de ses vers.
Enfin le merveilleux chrétien tel qu'il est défini dans le Génie du Christianisme apparaît dans les œuvres du poète avec tous ses effets. Chateaubriand pensait que ce merveilleux permettait de connaître le secret de .bien des mystères, en aidant l'imagination à s'enfoncer dans des espaces, où, livrée à ses ressources, elle reculerait, effrayée. Il évoque « les Séraphins qui gouvernent les mondes, » l'Ange de la