‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 35 sur 218 · Génie, p · texte numérisé non relu

Génie, p

habitations des hommes 1 » s'échappe dans la solitude pour trouver le repos dans la joie intérieure des méditations. C'est pourquoi l'Ame «se plaît à s'enfoncer dans un océan de forêts, à méditer aii bord des lacs et des fleuves*; » là elle juge la vanité de tous les biens qu'elle a dévorés; elle sent que « l'infini est le seul champ qui lui convienne, » et elle « se précipite dans le sein de Dieu où viennent se réunir les idées de l'infini, en perfection, en temps et en espace 8 . »

Le chant de la solitude a dans l'œuvre de Chateaubriand des résonances profondes, et son charme met dans l'urne une allégresse solennelle et religieuse. Les espaces de la nature se remplissent de l'esprit de l'homme, parce que « toutes les solitudes de la terre sont moins vastes qu'une seule pensée de son cœur 4 . » Dans la « sainte horreur des forêts, » « les bruits vénérables, les voix magiques 5 , » se font entendre, car « la solitude a ses harmonies » et « il n'y a rien de plus religieux que les cantiques que chantent, avec les vents, les chênes et les roseaux du désert, )) ou que les murmures entendus « dans

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